IN SITU KINETIC PHOTOGRAPHY : UNE APPROCHE DE LA POSE LONGUE EN PHOTOGRAPHIE

In situ kinetic photography, longue pose en photographie
Matière © Éric Petr, 2018 | Nikon F3, Film Ilford FP4

Qu’est-ce que « In situ kinetic photography », « Photographie cinétique in situ »  ou « ISK photo » ?
Plus qu’un concept, la “In Situ Kinetic Photography” constitue une écriture photographique développée au début des années 2000. 

L’intention est d’explorer l’enregistrement de la lumière comme matière photographique et de développer un travail dans lequel les repères de temps et d’espace se trouvent profondément modifiés.

Dans cette approche, l’idée était de travailler :

・sur une seule exposition sans post-traitement et sans multi-exposition pour être au plus proche d’une expérience subjective enregistrée,
・d’utiliser des temps de pose relativement longs et selon la composition, de quelques secondes à plusieurs minutes, pour permettre une condensation des émotions, de la lumière et de la matière,
・de déplacer l’appareil volontairement pendant l’enregistrement de l’image, afin de recontextualiser la scène selon un autre ordre, celui d’une expérience esthétique et intérieure,
・d’introduire, au cours de l’enregistrement, une part d’ajustement susceptible de déplacer le champ de l’expérience,
・et de construire l’image sur place « in situ » pour que cette rencontre entre l’observateur (le photographe) et le lieu, avec ce qu’il en émane, ne soit pas troublée par d’autres facteurs exogènes à la scène et à l’expérience.

L’intention n’est donc plus simplement de montrer le mouvement comme dans le principe de la pose longue classique, « je bouge l’appareil pour créer du flou », mais plutôt de composer une image comme une condensation temporelle d’un lieu.
Je pourrai même comparer cela à une sorte de « micro-film enregistré sur une seule image » ou à une forme d’ « échographie d’un lieu ». 

Par ce processus, je cherche à interroger l’écart produit entre :

・l’observation d’une scène « in situ » avec pour instrument de mesure un appareil photographique,
・et l’enregistrement de cette scène obtenu par l’observateur (le photographe) qui prend pour référentiels, son ressenti au moment précis de la prise des vues ainsi que les éléments extérieurs, tels que la lumière, la matière et l’énergie du lieu.

Cet écart rend compte d’une introspection produite par une réflexion inconsciente menée par l’observateur (le photographe), et en écho aux éléments qui l’entourent. L’enregistrement dévoilera une image montrant le regard intérieur d’une scène vécue de l’extérieur.

In situ kinetic photography, longue pose en photographie
Spirituelles Odyssées © Éric Petr, 2025

Quel est le référent du concept « In situ kinetic photography » ?

Ce concept s’appuie sur le principe de la pose longue et bien que j’y aie porté toute ma réflexion en tant que photographe plasticien, la pose longue est un sujet sur lequel beaucoup d’autres artistes et photographes ont aussi travaillé.

Parmi eux, je citerai de manière non exhaustive les plus connus, tels que Gustave Le Gray (1820–1884) peintre et photographe, Alfred Stieglitz (1864–1946), Man Ray (1890–1976) photographe expérimentateur, László Moholy-Nagy (1895–1946), Josef Sudek (1896–1976), Brassaï (1899–1984), Ernst Haas (1921–1986), Barbara Kasten (1936), Michael Wesely (1945), Eric Staller (1947), Hiroshi Sugimoto (1948), Abelardo Morell (1948), Uta Barth (1956), Mitch Dobrowner (1956), Michael Kenna (1957), Francesca Woodman (1958–1981), Tokihiro Sato (1957) ou encore mes contemporains Adam Fuss (1961), Alexey Titarenko (1962), Thierry Cohen (1963) ou encore Rut Blees Luxemburg (1967).

Ce qui est intéressant à voir ici, c’est qu’au-delà de la pose longue, chaque artiste s’est approprié cette technique de prise de vue pour créer des univers très différents.
Pour autant, en écrivant cet article et en revisitant le travail de chacun, je vois qu’il se détache de ces poses longues un véritable langage visuel durable, et non un simple effet, que je pourrais dresser comme une sorte de cartographie des différents courants ou esthétiques créés.

1. Les pionniers du temps photographique

Révéler
La pose longue conçue comme une nécessité technique car la photographie en ce temps l’exigeait. Elle devient une écriture visuelle identifiable dans sa chronologie.

Gustave Le Gray (1820–1884)
Alfred Stieglitz (1864–1946)
Brassaï (1899–1984)

Ici, le temps long naît d’abord d’une contrainte matérielle puis devient un vocabulaire.
Le Gray comprend très tôt que l’exposition n’est pas seulement un enregistrement mais une construction du visible.
Stieglitz transforme l’atmosphère et la météorologie en matière expressive.
Brassaï révèle la ville comme théâtre nocturne.

2. Les expérimentateurs de la lumière

Expérimenter
La pose longue imaginée comme laboratoire du médium avec toutes ses expérimentations aux différents axes possibles.

Man Ray (1890–1976)
László Moholy-Nagy (1895–1946)
Barbara Kasten (1936)
Adam Fuss (1961)
Eric Staller (1947)

Ici, on ne photographie plus seulement le monde : on photographie les conditions mêmes de la vision. La durée devient une expérience lumineuse.

3. Les contemplatifs du paysage et du temps étendu

Contempler
La pose longue comme une condensation temporelle du réel.

Josef Sudek (1896–1976)
Hiroshi Sugimoto (1948)
Michael Kenna (1957)
Mitch Dobrowner (1956)

Le sujet devient moins le lieu que la durée du lieu.
Sugimoto pousse cela jusqu’à une quasi-métaphysique du temps.
Kenna transforme le paysage en mémoire silencieuse.

4. Les architectes du temps accumulé

Accumuler
La photographie comme une addition temporelle.

Michael Wesely (1945)
Abelardo Morell (1948)
Thierry Cohen (1963)

Ici, l’image n’est plus un instant mais une construction temporelle.
Chez Wesely, le temps est presque un matériau de chantier.
Chez Morell, le lieu et sa projection fusionnent.
Chez Cohen, plusieurs temporalités se rencontrent.

In situ kinetic photography, longue pose en photographie
Hikari © Éric Petr, 2025

5. Les photographes de la présence absente

Transformer
La pose longue comme trace humaine.

Francesca Woodman (1958–1981)
Alexey Titarenko (1962)
Rut Blees Luxemburg (1967)

Le temps n’efface pas : il transforme la présence.
Woodman travaille sur la disparition du corps.
Titarenko se concentre sur la dissolution sociale.
Rut Blees Luxemburg interroge la mémoire urbaine.

6. Les phénoménologues du geste et de l’espace

Émouvoir
La pose longue comme expérience vécue du regard.

Ernst Haas (1921–1986)
Tokihiro Sato (1957)
Uta Barth (1956)

Ici on n’enregistre plus seulement ce qui est vu : on photographie l’acte de voir.
Le temps devient perception.

Où se place le concept « In situ kinetic photography » ?

Je n’ai pas énuméré ces tendances esthétiques pour mettre des artistes dans des cases, les fuyant moi-même !

Mais cela permet néanmoins d’approcher de façon méthodique, comment à travers l’histoire de la photographie, la pose longue, au départ contrainte, est devenue une intention esthétique en elle-même.

Pour ma part, si je devais me définir parmi ces tendances, j’aurais bien du mal. Tout d’abord parce qu’il est toujours difficile d’apporter un jugement sur soi-même et aussi parce que je ne me retrouve dans aucun des six chapitres énoncés.

In situ kinetic photography, longue pose en photographie
Spirituelles Odyssées © Éric Petr, 2026 | Nikon F3, Film Kodak Color Plus 200

C’est peut-être pour cela que j’ai éprouvé le besoin de nommer ce territoire d’exploration visuelle plutôt que de m’inscrire dans un courant existant, comme celui de la « pose longue avec intention » qui fut nommé bien plus tard, à la fin des années 2010, « ICM Intentional Camera Movement ».

OLAB | LABO ARGENTIQUE MARSEILLE

Photographie Film Kodak UltraMax 400 by Éric Petr
Film Kodak UltraMax 400 | Tōkyō 2025 © Éric Petr

Le laboratoire OLAB est né de la passion de photographes profondément attachés aux valeurs de l’argentique.

Avec leur expertise et leur enthousiasme, ils ont su apporter à Marseille un lieu qui manquait sans doute aux amateurs comme aux professionnels de la photographie sur film.

Au fil des années, leur savoir-faire s’est enrichi pour proposer bien davantage qu’un simple laboratoire. Dans une boutique-galerie chaleureuse et soigneusement aménagée, on retrouve l’ensemble des services liés au développement et au tirage argentique, ainsi que la numérisation haute définition des films, réalisée notamment sur des scanners professionnels de référence comme le Noritsu HS-1800, capable de produire des fichiers de 30 mégapixels.

OLAB propose également des stages et des formations consacrés au développement et au tirage argentique, ainsi qu’un accès à son laboratoire et à son équipement professionnel pour les photographes souhaitant travailler en toute autonomie. 

Les passionnés apprécieront aussi la sélection d’appareils photographiques argentiques et d’objectifs rigoureusement choisis pour leur excellent état.

Le lieu accueille en outre une petite galerie mettant à l’honneur des photographes émergents de la région, ainsi qu’une belle sélection de livres d’auteurs-photographes. Une boutique complète l’ensemble avec un vaste choix de produits et de consommables, notamment des pellicules 35 mm et 120mm.

J’apprécie particulièrement la qualité des prestations, le professionnalisme de l’équipe et l’attention portée aux photographes en conseil et en accompagnement. 

Une adresse que je recommande sans hésitation à tous les amoureux de la photographie argentique.

Photographiquement vôtre !

OLAB Photo
6 rue des Trois Mages
13006 Marseille

www.olabphoto.com

ラッセラー、ラッセラー!EXPOSITION SOLO MARSEILLE

ラッセラー、ラッセラー! Récit photographique de Nebuta à Tōkyō 2023

ラッセラー、ラッセラー!

E X P O S I T I O N   S O L O

7 〜 17 MAI 2026

Je suis très heureux de vous inviter à cette exposition personnelle qui se tiendra à la Galerie Patrick Reygade à Marseille, dont le vernissage se déroulera le jeudi 7 mai à partir de 18h30.  

Le récit photographique [ラッセラー、ラッセラー!], réalisé à Tōkyō en octobre 2023, sera présenté pour la première fois.

Au sous-sol de la galerie, mon travail sur l’écriture de lumière sera également exposé ainsi qu’une installation photographique et un Sound design Opus 8 by Puzzle Persos, pour une expérience immersive.

Près de quatre-vingts photographies, dont certaines déclinées en grands portfolios, seront dévoilées à l’occasion de cet événement majeur de mon parcours de photographe.

Galerie Patrick Reygade
8 rue Fontange, Marseille 6°

🚃 Métro Notre-Dame-du-Mont
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ラッセラー、ラッセラー!

Prononcez : Lassèlaa, Lassèlaa ! 

Ce cri répété à l’unisson « ラッセラー、ラッセラー! » par les danseurs costumés (haneto 跳人), qui défilent au rythme des joueurs de tambours (taiko 太鼓) et de ces immenses chars aux couleurs chatoyantes, soutient l’élan, rassemble les corps, et élève les voix. 

Il appartient au souffle même du Nebuta Matsuri ねぶた祭, où la clameur accompagne le mouvement des figures lumineuses dans la nuit. 

Issu du dialecte de Tsugaru 津軽弁, il signifierait « Donnez, Donnez 出せ、出せ » pour demander des bougies, du saké et autres provisions aux porteurs des chars (hikite 曳き手) de Nebuta.

Le chant et le rythme ont conservé la trace d’une ancienne exhortation ; une invitation à participer à l’enthousiasme du festival Nebuta pour unir danseurs et spectateurs à la fête commune.

D’autres hypothèses sont aussi probables mais, avec le temps, le sens littéral s’est effacé pour ne laisser place qu’à la pulsation collective.

Dans ces photographies, ce rythme devient image. Les formes se déploient, se fragmentent, se recomposent dans le flux du geste et de la lumière. 

Le titre, écrit en japonais, garde une part de mystère pour cette exposition, comme un écho lointain de la fête. 

Il ne s’agit pas tant d’en traduire l’expression orale que d’en ressentir la vibration qui en émane.

« ラッセラー、ラッセラー » évoque ainsi l’énergie partagée, la répétition qui porte le mouvement, la présence d’une mémoire vivante transmise par la voix. Une simple exclamation devenue cadence, où la tradition se transforme en une chorégraphie sensible et enjouée.

À propos de ce récit photographique

Ces images ont pris naissance au cœur du Nebuta Matsuri de Nakano, à Tōkyō, en octobre 2023.

Aomori Nebuta Matsuri est un festival majeur de la région de Tōhoku désigné comme Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO.  
En signe de soutien à cette région du Nord-Est du Japon qui fut dévastée suite au grand tremblement de terre de 2011, la Mairie de Nakano organise son propre festival depuis 2012 sous le nom de « Festival de Nakano pour soutenir le Tōhoku » où défile en octobre de chaque année le Nebuta Matsuri

UN BEL ÉLAN POUR LES ÉCHANGES ARTISTIQUES DE UJI

Variations de Lumière opus 11, triptyque présenté aux Échanges Artistiques de Uji, édition 2026

La première édition 2026 de l’Exposition d’Échange Artistique International de Uji, qui s’est tenue dans le cadre exceptionnel du temple Manpuku-ji, Trésor National du Japon, s’est achevée sur un très beau succès.

Pendant toute la durée de l’événement, des centaines de visiteurs venus de tous horizons ont franchi les portes de ce lieu emblématique pour découvrir les œuvres présentées et partager un moment de dialogue et d’émotion autour de l’art.

Cette manifestation, placée sous le signe de la rencontre, de l’ouverture internationale et de l’inclusion, a favorisé de beaux échanges entre artistes de tous horizons, dont certains en situation de handicap, organisateurs et public, dans l’atmosphère unique et inspirante de ce magnifique temple chargé d’histoire.

À l’occasion de cette première édition, la télévision locale de Uji a réalisé un court reportage afin de promouvoir l’événement et de mettre en lumière le splendide cadre du temple Manpukuji.
On y découvre notamment une courte interview du commissaire et du coordinateur de l’exposition ainsi que de moi-même, évoquant l’esprit et les ambitions de cette belle initiative artistique.

Je vous invite à découvrir cette vidéo ci-dessous :

Ce fut un honneur de participer à cette aventure humaine et artistique, et je remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cet événement.

Temple du Manpukuji à Uji

EXPOSITION D’ÉCHANGE ARTISTIQUE INTERNATIONAL DE UJI 2026

Du 18 au 22 mars 2026,
l’ « Exposition d’Échange Artistique International de Uji » se tiendra au Manpuku-ji, temple classé Trésor National du Japon, au pied du mont Ōbaku et à vingt-cinq minutes de la Gare de Kyōto.

Cette courte présentation filmée met à l’honneur ce lieu exceptionnel qui accueillera cet événement artistique et annoncera le printemps.
Elle met également en lumière le travail du peintre Shigē Tonomura, artiste et commissaire de l’exposition, ainsi que son engagement dans l’accompagnement et l’apprentissage des arts plastiques auprès des personnes en situation de handicap.

Le Manpuku-ji, Trésor National du Japon

Le Manpuku-ji est le temple principal de l’école Ōbaku, la plus petite des trois grandes sectes zen japonaises, aux côtés des écoles Rinzai et Sōtō. Fondée par le moine chinois Yinyuan Longqi (en japonais Ingen Ryuki, 1592 – 1673), cette école prend racine lorsque Ingen arrive à Nagasaki en 1654, invité par la communauté chinoise locale, au début de l’ère Edo (1603 – 1868).

D’une superficie d’environ trente hectares, le temple conserve fortement le style de la dynastie Ming en Chine. Les bâtiments, disposés de manière symétrique le long d’axes rectilignes, sont reliés par des galeries couvertes.

Ce printemps, du 18 au 22 mars, ce lieu accueillera cette grande Exposition d’Échange Artistique International.

À l’origine du projet, l’artiste peintre Shigē Tonomura, installé à Uji.
Autodidacte, il s’est fait connaître pour son style singulier et ses couleurs éclatantes, et mène des activités artistiques tant au Japon qu’à l’étranger.

Il s’investit également avec passion dans l’enseignement artistique auprès de personnes en situation de handicap.

Dans ce film, l’artiste Shigē Tonomura s’entretient de cette exposition.


RÉSUMÉ DU PROPOS DE L’ARTISTE

« L’art est souvent perçu comme quelque chose de difficile d’accès.
Beaucoup de gens pensent qu’ils n’en sont pas capables.
Mais pour moi, l’art consiste à exprimer ce que l’on porte en soi.

Cela peut être la liberté, la tristesse, la joie.
Exprimer ses émotions du moment et les partager, c’est là toute la richesse de l’art.

Pour les personnes en situation de handicap aussi, peindre et exposer leurs œuvres permet de créer un lien avec la société.
Cela leur donne une grande confiance en eux, et on voit leurs visages s’illuminer.

Nous avons déjà présenté des œuvres de personnes handicapées en Italie.
Même en se demandant “où se trouve l’Italie ?”, leur joie et leur fierté remplissaient la salle d’exposition.
J’aimerais que ces expériences deviennent une source de confiance et de joie pour leur avenir.

Le Manpuku-ji, qui a longtemps été un lieu de diffusion de la culture, de la gastronomie et des arts, est aujourd’hui classé Trésor National du Japon.
Depuis ce lieu emblématique, nous souhaitons transmettre largement l’art et la culture.

C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’organiser cette exposition artistique internationale à Uji, comme point de départ au Manpuku-ji. »

PIXELS/PELLICULE — PHOTOGRAPHIE & CRÉATION NUMÉRIQUE à ABSTRACT PROJECT Gallery

光 0xB9CD0582F Photographie argentique 24x36cm [2025] présentée à l’exposition Pixel/Pellicule Fév. 2026

Pixels/Pellicule explore les frontières mouvantes entre photographie et création numérique, où le visible se transforme et se réinvente.
Chacun interroge la matière, la lumière et la trace, révélant la beauté inattendue du hasard et de l’empreinte.

L’exposition ABSTRACT PROJECT Gallery, présentée du 5.02 au 14.02.2026, propose une approche originale qui interroge la photographie dans ses retranchements expérimentaux, là où l’image cesse d’être un simple enregistrement du réel pour devenir un véritable territoire d’expérimentation.

À la croisée de la pellicule argentique et du pixel, le visible se transforme, se fragmente, se recompose. Ce qui semblait stable devient incertain, ce qui était donné se réinvente. L’image n’est plus seulement le reflet du monde, mais le lieu d’une métamorphose.

Chaque démarche interroge la matière même de la photographie. La lumière, tantôt maîtrisée, tantôt laissée au hasard, agit comme un révélateur de formes inattendues. Les surfaces se troublent, les contours se déplacent, les accidents deviennent langage. La trace, qu’elle soit chimique ou numérique, n’est jamais neutre. Elle porte la mémoire du geste, du processus, du temps qui s’inscrit dans l’image.

Dans cet espace hybride, le hasard « contrôlé » joue un rôle essentiel. Il n’est pas un défaut à corriger, mais une force créatrice, capable de faire surgir une beauté imprévue. Les erreurs, les altérations, les glissements techniques ouvrent de nouvelles lectures et déplacent notre regard. L’image se fait empreinte, à la fois fragile et persistante, oscillant entre disparition et révélation.

Pixels/Pellicule propose ainsi une réflexion sur notre rapport contemporain aux images. Entre matérialité et immatérialité, entre contrôle et lâcher-prise, ces œuvres invitent à ralentir, à observer autrement, et à accepter que la photographie ne soit plus une certitude, mais une expérience en perpétuelle transformation.

Exposition ABSTRACT PROJECT
5.02 ~ 14.02.2026

sur une proposition de,
Michel-Jean DUPIERRIS et Jun SATO

Lieu de création, de réflexion et de diffusion
5 rue des Immeubles Industriels – 75011 Paris
Métro Nation
Accueil du mercredi au samedi de 14:00 à 19:00

« À FLEUR DE LUMIÈRE » CONTRIBUEZ AU LIVRE D’ÉRIC PETR

À FLEUR DE LUMIÈRE

un livre d’Éric PETR
aux Éditions Corridor Éléphant

ADDENDUM

24.01.2026
Le Livre À FLEUR DE LUMIÈRE est maintenant EN VENTE dans ma Mini Librairie & Livres d’auteur au prix de 53 € (frais d’envoi compris pour la France).

Vous avez un cadeau en vue ? Ou aimeriez-vous vous faire simplement plaisir ?
Vous pourrez acheter À FLEUR DE LUMIÈRE en cliquant sur ce lien👇 Merci 🌸

23.01.2026
Les livres sont emballés, mis sous enveloppe et prêt à être déposés à La Poste 🚀

22.01.2026
Signatures des 160 exemplaires du livre À FLEUR DE LUMIÈRE par l’auteur _🖋

13.01.2026
Le livre À FLEUR DE LUMIÈRE est en cours d’impression.
Nous sommes tenus en haleine ❤️

11.01.2026
La campagne du livre À FLEUR DE LUMIÈRE est terminée !
Grâce aux 117 contributrices et contributeurs, le livre a atteint 136% de son financement, et 160 livres seront imprimés en édition de collection, limitée, numérotée et signée avec un cachet à froid de l’Éditeur Corridor Éléphant.

06.01.2026
La campagne s’est tout à coup envolée.
Elle vient d’atteindre 118% !!! Merci infiniment.
Elle se termine le 10.01 à minuit. Croisons les doigts pour qu’elle continue sur cette très belle ascension.

01.01.2026
Je vous souhaite une Bonne Année et vous présente tous mes vœux pour 2026 !
Grâce à vous, de près ou de loin, le livre prend son envol sur 2026 avec 96% de son financement. Merci beaucoup !

23.12.2025
La maquette du livre a été imprimée. Il est beau et il vous plaira.
Merci à vous toutes et tous qui avez porté le livre à 80%. Merci !
Je vous souhaite un très Joyeux Noël 🎄✨

Crédit photo, mon épouse 💕

02.12.2025
La CAMPAGNE OFFICIELLE de financement du livre À FLEUR DE LUMIÈRE a commencé !

23.10.2025
La pré-campagne en AVANT PREMIÈRE du 30.09 au 05.10.2025 a réuni 28% du financement du livre. Merci infiniment pour cette pierre fondatrice !

30.09.2025
Le livre À FLEUR DE LUMIÈRE est présenté en AVANT PREMIÈRE à l’occasion de l’exposition d’ouverture de l’ATELIER de La Grande Vitrine « Spirituelles Odyssées » de Éric PETR, du 30.09 au 05.10.2025.


À Fleur de Lumière est une monographie publiée en édition limitée, numérotée, signée par l’artiste et certifiée par un cachet à froid de la maison d’édition Corridor Éléphant.

Son financement participatif s’effectue par pré-achat sur HelloAsso.com, une entreprise solidaire d’utilité sociale française créée en 2009. HelloAsso permet, pour tout don effectué ou l’achat d’une photographie de ce livre, de bénéficier d’une déduction fiscale de 66%.

Le guide de contribution du livre, pas à pas : PDF

À PROPOS DU LIVRE

Ce livre sera imprimé en janvier 2026, et expédié début février.
L’impression sera réalisée sur un papier semi-mat de 170 g, avec une couverture souple de 400 g, pelliculée mate. Un format 21×15 cm, avec une ouverture en paysage, a été choisi pour accueillir, avec un maintien agréable, les 152 pages et les 108 photographies présentées par l’auteur.

L’ouvrage offre un aperçu de quatre décennies de recherche photographique et je suis heureux de les partager avec vous par le biais de cette très belle édition.

Le mot de l’éditeur

La photographie d’Éric Petr n’est ni une photographie attendue, ni la photographie telle qu’on l’entend. Elle se défie du sens, se moque des règles, se joue des ombres. Elle ne raconte rien ou si peu. Elle ridiculise les phrases trop longues, les descriptions qui s’égarent, les variantes qui se confondent. Elle montre ce que l’on n’ose regarder : le temps. Et avec lui, la multitude des dimensions qui l’entrecroisent.
Le travail d’Éric Petr ne montre pas, il saisit. Davantage que des figures géométriques ou des trainées de lumières qui se superposent, l’artiste fige cet invisible tangible, cet « abstrait, constant et présent ».

ÉRIC PETR A UNE RELATION DYNAMIQUE À LA LUMIÈRE

Exposition « Spirituelles Odyssées » pour l’ouverture de l’Atelier de La Grande Vitrine à Arles le 30 sept. 2025

Éric Petr a une relation dynamique à la lumière

La subtilité de ses prises de vues provoque une sorte d’intensité dramatique à la fois intangible et impalpable qui apportent à l’image à la fois du mystère et de l’étrangeté, comme un éclairage spirituel qui émerge de la nuit des temps.

Il traite l’apparition comme un espace intérieur et met au défi le spectateur de produire les efforts nécessaires pour la saisir.

La sensation immatérielle de ses images nous renvoie à un espace infini sans repères spatiaux ou temporels qui, comme ses apparitions, produisent une expérience perceptuelle qui nous envahit.

Il matérialise une distorsion du temps qui traverse l’espace, un rayonnement émanant et une sensation de transcendance.

Ses expérimentations interrogent le conditionnement du regard à la forme, l’approche au réel autant qu’à l’abstraction.

Ana Sartori

Texte présenté pour l’exposition « Spirituelles Odyssées » lors de l’ouverture de l’Atelier de La Grande Vitrine à Arles le 30 septembre 2025.

Atelier de La Grande Vitrine

124 Quai de Trinquetaille, Arles

OUVERTURE DE L’ATELIER DE LA GRANDE VITRINE À ARLES

OUVERTURE & VERNISSAGE
mardi 30 septembre [17h 〜 20h]

EXPOSITION
SPIRITUELLES ODYSSÉES D’ÉRIC PETR

30 septembre > 5 octobre 2025
[11h 〜 19h]

Patrick Searle, Ana Sartori et Éric Petr, fondateurs, sont heureux de vous annoncer l’ouverture d’un nouvel espace au 124 Quai Trinquetaille à Arles :

l’ Atelier de La Grande Vitrine

Un lieu de diffusion culturelle et de création dédié à l’ART avec une programmation pluridisciplinaire, un espace d’échanges et de transmission.

À l’occasion de cet événement, j’aurai le plaisir de vous présenter, conjointement avec l’Atelier de La Grande Vitrine, une monographie À Fleur de Lumière en édition limitée. Une invitation à souscrire, en avant-première, aux premiers exemplaires de cet ouvrage et à participer aux fondations de cette édition.

POURQUOI LA PHOTOGRAPHIE EST BIEN PLUS QU’UN SIMPLE CLICHÉ ?

La photographie ne se réduit pas à l’acte de prise de vue

Lorsqu’elle est exposée, éditée ou publiée, elle porte derrière elle un long travail, beaucoup de passion et un véritable investissement humain, temporel et financier.

Si la photographie existe, c’est aussi grâce à celles et ceux qui la soutiennent : amateurs, passionnés, collectionneurs, professionnels, mais aussi les photographes et artistes eux-mêmes qui la défendent au quotidien.

Cependant, pour que toutes ces belles images que l’on découvre gratuitement sur les réseaux sociaux puissent continuer à exister, il est essentiel d’apporter un soutien, à sa manière, aux photographes. Acheter une carte postale, un livre, une petite photo en édition limitée ou encore une œuvre d’art selon ses moyens, c’est contribuer à la survie de la photographie d’art dans un monde où l’on s’habitue à « voir sans payer ».

Il n’y a pas de petite contribution : même 5 euros investis dans une édition participative pour encourager un artiste constituent déjà un geste fort et engagé.

Je vous remercie sincèrement, vous qui avez acheté ou investi 5 euros dans mon livre SPIRITUELLES ODYSSÉES, paru en février 2017 aux Éditions Corridor Éléphant introduit par un magnifique texte de Jean-Paul Gavard-Perret de sept pages.

Votre soutien m’a profondément aidé et accompagné dans mon parcours de photographe émergent. Merci !!!

À propos de la monographie
SPIRITUELLES ODYSSÉES

Cliquez sur l’image pour l’agrandir et faciliter la lecture du texte

Il y a encore quelques exemplaires disponibles, avant la fin définitive du stock.
Les achats sont possibles directement sur mon site, au prix de 42 €