EXPO DE PLASTICIENS LE BLOC POITIERS | 14 MAI 2022

Une exposition d’artistes plasticiens organisée par DF Art Project et Le Bloc se tiendra prochainement à Poitiers du 14 mai au 5 juin 2022 avec pour invité d’honneur l’artiste Claude A. Thibaud et à laquelle j’ai le grand plaisir de participer.

LE BLOC
19 rue Saint Grégoire
86000 Poitiers
le-bloc-art.fr 

Le Bloc est un espace dont la mission première est de programmer des œuvres ou des dispositifs placés sous le signe de l’expérimentation. Le Bloc se veut dédié à la valorisation précieuse des rencontres entre spectateurs.trices et processus de travail, entre spectateurs.trices, performeurs.euses et artistes, pour mieux vivre ensemble des expériences sensorielles et esthétiques uniques.

DF ART PROJECT
df-artproject.com

DF ART PROJECT est un collectif artistique international rassemblant des artistes plasticiens vivants, émergents et reconnus, qui partagent une vision commune de leur art. Elle consiste en une fragmentation du réel, sa mise en perspective, sa distorsion et/ou sa transformation dynamique. 

Les artistes du DF ART PROJECT se positionnent, face à l’individualité grandissante, l’abandon des échanges humains et le repli sur soi, dans une démarche introspective valorisant le questionnement, le multidimensionnel, l’irréel qui éclate et plus généralement la création de nouvelles interactions moins humaines et plus virtuelles. 

Ces perceptions visent à révéler, dans une sorte de cri optimiste, une situation, sans doute générationnelle, d’une société globalisée en mutation face à un futur incertain, toujours changeant. 

Par son témoignage artistique, DF ART PROJECT défend une réflexion sociale où les réelles possibilités d’émancipation de l’homme comme l’autonomie de son imaginaire se redéfinissent.

Métamorphoses 0x87D6203 © Éric Petr

À propos de mon travail exposé 

Métamorphoses, ce sont des corps en dilatation tels des éthers flottant, qui se dessinent en de volumes complexes et déstructurés que l’image restitue au regard comme une possible réalité. Des corps qui n’appartiennent ni au temps, ni à l’espace, ni à notre monde mais qui ne sont qu’agrégats de matière, d’ondes et de particules élémentaires en perpétuel mouvement, pour se figer à un instant T sur mon négatif ou mon capteur. Métamorphoses, serait une photographie de l’expansion de l’univers, à un point précis de sa trajectoire, où des spectres prendraient des formes aléatoires et reconnaissables contenant la mnémique du cosmos.

NUIT BLANCHE À MÉMOIRE DE L’AVENIR | 02-10-2021

Visuel : Cerqueira

NUIT BLANCHE
Samedi  2 Octobre 2021
de 18h à Minuit

MÉMOIRE DE L’AVENIR
45-47 rue Ramponeau PARIS 20e
M° Belleville [L2 – 11]
www.memoire-a-venir.org

Le FINISSAGE de l’exposition
ITINÉRANCES DE L’ÊTRE 
sera honoré SAMEDI 2 OCTOBRE 
par une NUIT BLANCHE [18H 〜 Minuit] 🎉   
SUIVEZ LE PROGRAMME . . .

Cécile Bouillot

PERFORMANCE à 18H et 18H30
Cecile Bouillot
Poèmes de rue et gestes du quotidien
Textes : Cécile Bouillot
Musique : Brigande

Cécile Bouillot livrera deux performances autour de son dernier projet dans lequel elle met en scène des phrases capturées dans la rue depuis 2020, ponctuées d’interludes autour de gestes du quotidien mis en musique par Brigande. Par le prisme d’une narration kaléidoscopique, faite du matériau de l’ordinaire, Cécile Bouillot propose avec humour et poésie de nous confronter au gazouillement du monde, sans chercher à le faire comprendre ou à le transformer.

The (un)veiled Gaze | Lamozé

INSTALLATION : 19H-00H
Lamozé
The (un)veiled Gaze
Installation interactive, tactile et sonore

Sélectionnée dans le cadre des projets associés à la NUIT BLANCHE « The (un)veiled Gaze » est une œuvre qui propose d’interroger le phénomène neurologique de la synesthésie pour questionner ce qui anime notre appréhension de l’environnement. Il nous invite, par le geste et le toucher à découvrir un paysage sonore dont l’image d’un corps humain constitue à la fois le véhicule et la géographie.

Eric Petr « 0xC018DA04 » • Photographie numérique sur dibond • 60 x 90 cm • 2015

EXPOSITION : jusqu’à MinuitITINÉRANCES DE L’ÊTRE vol.2

Principalement liées au temps, aux corps et à leurs métamorphoses, les œuvres présentées se font l’écho des cheminements de l’être, tant mentaux que physiques, autour des pulsions de désirs, de craintes, de vie et de mort.
L’exposition collective avec : 
Adèle Bessy / Adrien Conrad / Brno Del Zou / Eric Petr / Gregory Dreyfus / Juliette Frescaline / Marie-Christine Palombit / Suzanne Larrieu / Yohan Blanco

Je présente pour cette exposition « Itinérances de l’être » des photographies issues de ma théma « Métamorphoses ».Métamorphoses, ce sont des corps en dilatation tels des éthers flottant, qui se dessinent en de volumes complexes et déstructurés que l’image restitue au regard comme une possible réalité. Des corps qui n’appartiennent ni au temps, ni à l’espace, ni à notre monde mais qui ne sont qu’agrégats de matière, d’ondes et de particules élémentaires en perpétuel mouvement, pour se figer à un instant T sur mon négatif ou mon capteur.
Métamorphoses, serait une photographie de l’expansion de l’univers, à un point précis de sa trajectoire, où des spectres prendraient des formes aléatoires et reconnaissables contenant la mnémique du cosmos.
Mon écriture photographique est directe ; elle naît de la rencontre d’un instant fixé sur le fil de l’intemporalité entre l’homme et l’univers.

ITINÉRANCE DE L’ÊTRE | MÉMOIRE DE L’AVENIR

Titre : 0xA8F26E02 [60x90cm] #3/3   © Éric Petr, 2016

ITINÉRANCES DE L’ÊTRE vol.2
04.09 – 02.10.2021

MÉMOIRE DE L’AVENIR
45/47 rue Ramponeau Paris 20e   
M° Belleville [L2 – 11]

Ouverture du mardi au samedi 11h – 19h
www.memoire-a-venir.org

9 artistes sont exposés : Adèle Bessy / Adrien Conrad / Brno Del Zou / Eric Petr / Gregory Dreyfus / Juliette Frescaline / Marie-Christine Palombit / Suzanne Larrieu / Yohan Blanco

Mémoire de l’Avenir invite, pour deux expositions consécutives, le collectif artistique international DF Art Project, qui regroupe des artistes partageant une recherche plastique commune, autour de la fragmentation du réel, sa mise en perspective, sa distorsion et/ou sa transformation dynamique.
Les artistes du collectif interrogent autant le sujet que le médium, à travers des projets plastiques, photographiques, sculpturaux, performatifs, ou vidéo.

Texte : Mémoire de l’Avenir 

Mes photographies exposées sont, elles, issues de ma thématique « Métamorphoses ». 
Métamorphoses, ce sont des corps en dilatation tels des éthers flottant, qui se dessinent en de volumes complexes et déstructurés que l’image restitue au regard comme une possible réalité. Des corps qui n’appartiennent ni au temps, ni à l’espace, ni à notre monde mais qui ne sont qu’agrégats de matière, d’ondes et de particules élémentaires en perpétuel mouvement, pour se figer à un instant T sur mon négatif ou mon capteur.
Métamorphoses, serait une photographie de l’expansion de l’univers, à un point précis de sa trajectoire, où des spectres prendraient des formes aléatoires et reconnaissables contenant la mnémique du cosmos.
Mon écriture photographique est directe ; elle naît de la rencontre d’un instant fixé sur le fil de l’intemporalité entre l’homme et l’univers.

ARGENTIQUE OU NUMÉRIQUE ?

zzb Métamorphoses détail | Éric Petr
Métamorphoses © Éric Petr | À gauche, photo numérique et à droite, photo argentique

Argentique ou numérique ? 
La question n’est toujours pas désuète.

Aujourd’hui, la qualité du numérique n’est plus vraiment remise en question.  Comparée à celle du film argentique 24x36mm, en termes de définition, elle est sans doute au-delà.  Je laisse néanmoins les nombreux détracteurs apporter leur regard technique et clairvoyant sur ce sujet toujours sensible.

Mais le clivage qui s’est créé à partir de cette course technologique effrénée, renvoie le photographe à une autre réflexion que celle de la simple technique. C’est celle du temps, le temps de l’observation. Le temps de photographier, le temps de ressentir les éléments qui nous entourent.

La photographie numérique dans sa perfection et son assistance démesurée n’a t-elle pas produit de l’image instinctive aux dépens d’un regard plus pertinent et plus sensible ?
La photographie argentique ne semble pas avoir dit son dernier mot dans ce monde de consommation excessive d’images et, où le concept de l’œuvre d’art est mis à mal car, si le négatif existe en termes d’objet (d’art), qu’en est-il d’un RAW ?

A gauche :
Nikon Df 135 mm f8 50iso
Agrandissement 75% Image 2580 x 3870 px (cadrage identique au F3)

A droite :
Nikon F3 135mm f8 Ilford Panf plus
Agrandissement 60% Image 3337 x 5006 px (cadrage identique au Df)

À propos de Métamorphoses

EXPO AÉROPORT MARSEILLE-PROVENCE

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
ÉRIC PETR | artiste visuel
présente Spirituelles Odyssées & Métamorphoses
à Aéroport Marseille-Provence
1er > 31 MARS 2o17

Éric Petr | 0xC0866004
Spirituelles Odyssées © Éric Petr

Spirituelles Odyssées
photographies en couleur

Une écriture-silence, sans le bruit de la plume qui court sur le papier ou le son des touches qui s’enfoncent sur le clavier . Une écriture de lumières, sans alphabet ni forme dessinée. Une écriture première, mais non primitive. Une énergie qui traverserait la nuit d’un jet de lumière. Une trace irréfutable de vie.
Voilà les premières sensations que l’on peut éprouver en regardant le travail d’ Eric Petr.
Ainsi, la Création n’aurait pas un sens dicté par la forme. Elle ne serait ni l’œuvre de quelqu’un, ni la raison d’être. Elle n’aurait ni verbe ni chronologie. Elle serait trace lumineuse d’un instant présent qui se refuserait à l’oubli.
Il se dégage de la lecture (et relecture) de ce travail une incroyable paix à voir l’équilibre entre ombres et lumières se succéder au fil des pages comme autant de fenêtres sur « les mondes ».
Alceste Louleux

Éric Petr | 0x90E5D904
Métamorphoses © Éric Petr

Métamorphoses
photographies en noir et blanc

Elles sont la captation d’énergies ressenties dans des lieux chargés d’histoire et de mémoire.
Une écoute de l’univers qui fait surgir de l’obscurité des corps revenus des tréfonds du monde sous l’apparition de formes gazeuses suspendues dans l’espace-temps aux éthers mystérieux et incantatoires.

CELUI QUI VIENT DE L’INFINI : ENTRETIEN

Métamorphoses théma © Éric Petr

Celui qui vient de l’infini : entretien avec le photographe Eric Petr par Jean-Paul Gavard-Perret

L’archi­tec­to­nique de la pho­to­gra­phie n’est pas for­cé­ment tabu­lée par le posi­ti­visme. L’histoire même de cet art prouve à lui seul com­bien à l’inverse il s’est déve­loppé par l’apparition de nou­velles logiques de repré­sen­ta­tion où dis­pa­rais­sait chaque fois par à coups l’unilinéarité des repré­sen­ta­tions anté­rieures.

Déter­mi­nant, matrice, table de vérité mais aussi bandes de spectre,  la pho­to­gra­phie chez Eric Petr demeure tou­jours un plan com­plexe où volumes et cou­leurs créent des indices d’organisation et de varia­tion, de sys­tème d’espaces et de temps, de géo­mé­trie et d’histoire.

Par ses prises, Eric Petr crée des stra­ti­gra­phies face à celles — « clas­siques » — qui se gobent si sou­vent comme un corps céleste gazeux. Le pho­to­graphe ramène jusque par l’effluve à l’attraction ter­restre. D’où les formes per­dues dans l’espace La maté­ria­li­sa­tion des éthers s’accomplit ici-bas. Une rêve­rie archi­tec­tu­rale se déploie et jouxte une rêve­rie. Sur­git un lieu mar­quant le pas­sage d’un uni­vers sur­chargé d’images à celui d’un vertige.

Entretien

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

La lumière.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?

Quand j’étais petit, j’avais des rêves et main­te­nant, en vieillis­sant, ces rêves reviennent à moi, comme si le temps était une machine à renou­ve­ler le passé et le futur qui deviennent à leur tour le présent.

A quoi avez-vous renoncé ?

Aux études.

D’où venez-vous ?

De l’infini.

Qu’avez-vous reçu en dot ?

L’amour de mes parents.

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?

Un Châteauneuf-du-Pape, quand l’envie devient irrésistible.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres artistes ?

Ce sont mes gènes qui me dis­tinguent des autres artistes ; nous sommes tous dif­fé­rents. C’est cette extra­or­di­naire pluri-diversité de l’univers qui défi­nit tout ce qui le compose.

Com­ment définiriez-vous votre approche de la pho­to­gra­phie ?

Ma pho­to­gra­phie est un dia­logue entre le ciel et l’homme. Elle est une réflexion sur l’essence de la lumière. Elle est une varia­tion sur les « rela­tions d’incertitude » de Wer­ner Hei­sen­berg qui ques­tionnent sur ce que la théo­rie de l’observation de l’univers impo­se­rait cer­taines limites à notre per­cep­tion du réel. Elle montre la fra­gi­lité et la beauté de la vie.

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?

C’est sans doute l’image de Neil Arm­strong mar­chant pour la pre­mière fois sur la Lune.

Et votre pre­mière lec­ture ?

“Tin­tin au Tibet”.

Quelles musiques écoutez-vous ?

Quand j’écoute atten­ti­ve­ment la musique, c’est : « Labo­rin­tus II » de Luciano Berio ou Dieterich Bux­te­hude, la Suite en do majeur BuxWV230 pour cla­ve­cin ou Ste­fano Landi, son magni­fique chant « Homo fugit velut umbra » ou Ryoji Ikeda ou encore l’extraordinaire Léo Ferré.

Quel est le livre que vous aimez relire ?

« Inconnu à cette adresse » de Kathrine Kress­mann Tay­lor. Magis­tral, c’est une leçon à ne jamais oublier.

Quel film vous fait pleu­rer ?

Le film qui me fait pleu­rer… de rire, c’est : “Les Dieux sont tom­bés sur la tête” de Jamie Uys. C’est l’histoire d’une bou­teille de Coca-Cola qui tombe d’un avion pour atter­rir dans une tribu du Bots­wana et qui engendre le chaos au sein de la communauté.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?

Moi, maintenant.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?

A mon père.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?

Le Mont Fuji, si céleste, tel­le­ment beau, divin.

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?

Pierre Sou­lages pour la lumière, Pablo Picasso pour la cou­leur et Masa­hisa Fukase pour son inten­sité dramaturgique.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?

Un livre.

Que défendez-vous ?

L’Amour.

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas” ?

Je ne com­prends pas la psy­cha­na­lyse ; elle n’agit pas sur moi. Alors, cette phrase ne m’inspire rien.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion » ?

Ça lui res­semble bien.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?

Pour­quoi aimé-je Mar­seille et pour­quoi ai-je mon cœur à Tokyo ?
J’ai une immense admi­ra­tion pour le Japon, pour l’écriture et la culture japo­naise mais plus que tout, une extra­or­di­naire épouse du Pays du Soleil Levant. Mar­seille et Tokyo, des villes por­tuaires qui ont comme point com­mun de s’ouvrir sur le monde. Par-delà les mers, je les entends par­ler d’amour.

Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par Jean-Paul Gavard-Perret pour Lelitteraire.com 
le 24 novembre 2016

www.lelitteraire.com/?p=26115