Le laboratoire OLAB est né de la passion de photographes profondément attachés aux valeurs de l’argentique.
Avec leur expertise et leur enthousiasme, ils ont su apporter à Marseille un lieu qui manquait sans doute aux amateurs comme aux professionnels de la photographie sur film.
Au fil des années, leur savoir-faire s’est enrichi pour proposer bien davantage qu’un simple laboratoire. Dans une boutique-galerie chaleureuse et soigneusement aménagée, on retrouve l’ensemble des services liés au développement et au tirage argentique, ainsi que la numérisation haute définition des films, réalisée notamment sur des scanners professionnels de référence comme le Noritsu HS-1800, capable de produire des fichiers de 30 mégapixels.
OLAB propose également des stages et des formations consacrés au développement et au tirage argentique, ainsi qu’un accès à son laboratoire et à son équipement professionnel pour les photographes souhaitant travailler en toute autonomie.
Les passionnés apprécieront aussi la sélection d’appareils photographiques argentiques et d’objectifs rigoureusement choisis pour leur excellent état.
Le lieu accueille en outre une petite galerie mettant à l’honneur des photographes émergents de la région, ainsi qu’une belle sélection de livres d’auteurs-photographes. Une boutique complète l’ensemble avec un vaste choix de produits et de consommables, notamment des pellicules 35 mm et 120mm.
J’apprécie particulièrement la qualité des prestations, le professionnalisme de l’équipe et l’attention portée aux photographes en conseil et en accompagnement.
Une adresse que je recommande sans hésitation à tous les amoureux de la photographie argentique.
ラッセラー、ラッセラー! Récit photographique de Nebuta à Tōkyō 2023
ラッセラー、ラッセラー!
E X P O S I T I O N S O L O
7 〜 17 MAI 2026
Je suis très heureux de vous inviter à cette exposition personnelle qui se tiendra à la Galerie Patrick Reygade à Marseille, dont le vernissage se déroulera le jeudi 7 mai à partir de 18h30.
Le récit photographique [ラッセラー、ラッセラー!], réalisé à Tōkyō en octobre 2023, sera présenté pour la première fois.
Au sous-sol de la galerie, mon travail sur l’écriture de lumière sera également exposé ainsi qu’une installation photographique et un Sound design Opus 8 by Puzzle Persos, pour une expérience immersive.
Près de quatre-vingts photographies, dont certaines déclinées en grands portfolios, seront dévoilées à l’occasion de cet événement majeur de mon parcours de photographe.
Galerie Patrick Reygade 8 rue Fontange, Marseille 6°
Ce cri répété à l’unisson « ラッセラー、ラッセラー! » par les danseurs costumés (haneto 跳人), qui défilent au rythme des joueurs de tambours (taiko 太鼓) et de ces immenses chars aux couleurs chatoyantes, soutient l’élan, rassemble les corps, et élève les voix.
Il appartient au souffle même du Nebuta Matsuri ねぶた祭, où la clameur accompagne le mouvement des figures lumineuses dans la nuit.
Issu du dialecte de Tsugaru 津軽弁, il signifierait « Donnez, Donnez 出せ、出せ » pour demander des bougies, du saké et autres provisions aux porteurs des chars (hikite 曳き手) de Nebuta.
Le chant et le rythme ont conservé la trace d’une ancienne exhortation ; une invitation à participer à l’enthousiasme du festival Nebuta pour unir danseurs et spectateurs à la fête commune.
D’autres hypothèses sont aussi probables mais, avec le temps, le sens littéral s’est effacé pour ne laisser place qu’à la pulsation collective.
Dans ces photographies, ce rythme devient image. Les formes se déploient, se fragmentent, se recomposent dans le flux du geste et de la lumière.
Le titre, écrit en japonais, garde une part de mystère pour cette exposition, comme un écho lointain de la fête.
Il ne s’agit pas tant d’en traduire l’expression orale que d’en ressentir la vibration qui en émane.
« ラッセラー、ラッセラー » évoque ainsi l’énergie partagée, la répétition qui porte le mouvement, la présence d’une mémoire vivante transmise par la voix. Une simple exclamation devenue cadence, où la tradition se transforme en une chorégraphie sensible et enjouée.
À propos de ce récit photographique
Ces images ont pris naissance au cœur du Nebuta Matsuri de Nakano, à Tōkyō, en octobre 2023.
Aomori Nebuta Matsuri est un festival majeur de la région de Tōhoku désigné comme Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO. En signe de soutien à cette région du Nord-Est du Japon qui fut dévastée suite au grand tremblement de terre de 2011, la Mairie de Nakano organise son propre festival depuis 2012 sous le nom de « Festival de Nakano pour soutenir le Tōhoku » où défile en octobre de chaque année le Nebuta Matsuri
・Les photographies ont été numérisées avec un Noritsu HS-1800 ・Vous pouvez cliquer sur l’image pour en voir le détail ・Ces images de 30 Mo de pixels ont été réduites à 1326x2000px
Je m’y suis intéressé en profondeur et avec beaucoup d’attention il y a deux ans, car je souhaitais acquérir un scanner pour numériser mes films photographiques 35 mm.
Étant un peu perfectionniste, mes recherches m’ont rapidement orienté vers des scanners à 18.000 euros… et je me suis rendu à l’évidence : il me faudrait scanner mille films pour rentabiliser un tel investissement. Cela dit, si vous scannez trois pellicules par jour, cela peut s’avérer rentable à long terme.
Voici donc un retour sur les notes que j’avais prises à l’époque concernant les différents types de scanners. Cela pourra peut-être constituer un point de départ pour votre propre réflexion, car il n’y a pas à proprement parler de mauvais matériel, mais seulement des choix plus ou moins adaptés à vos besoins.
Les grandes familles de scanners
1. Les scanners à plat
Ex. : Epson Perfection V850
Ils sont polyvalents, d’assez bonne résolution et faciles à utiliser. Ils permettent également la numérisation de documents de tailles variées (tirages papier, films, etc.). Toutefois, même les meilleurs modèles de cette catégorie restent bien en deçà des performances des meilleurs scanners de films dédiés.
2. Les scanners de films dédiés
Ex. : Nikon CoolScan, Plustek OpticFilm, Reflecta
Ils sont conçus exclusivement pour certains formats (souvent 35 mm ou moyen format), ce qui explique leur nom. Ils offrent généralement une haute résolution, une bonne DMax, un excellent piqué et un grain bien défini. Leur rapport qualité-prix est souvent intéressant.
3. Les scanners à tambour
Ex. : Heidelberg Tango, Aztek Premier
Ce sont les meilleurs du marché, offrant une qualité exceptionnelle grâce à une très haute résolution (8 ou 11.000 dpi) et une DMax de 5.0 impressionnante. En revanche, ils sont extrêmement coûteux (30 à 60.000 €), très lents, complexes à manipuler, et nécessitent un environnement de travail professionnel. Ce sont des machines réservées à un usage expert.
Conçus pour les laboratoires photo, ils sont rapides, puissants, conçus pour du traitement en grande quantité, tout en maintenant une très bonne qualité d’image. Ils offrent une résolution optique élevée et une bonne DMax, mais sont encombrants, onéreux et peu adaptés à une utilisation individuelle.
5. Les scanners dits « à tambour virtuel »
Ex. : Hasselblad Flextight X5
Ils utilisent un procédé de courbure du film dans un arc sous tension, comme s’il était enroulé autour d’un tambour virtuel. Le scan est ensuite effectué ligne par ligne avec une très grande précision optique. Ce sont aujourd’hui les meilleurs scanners accessibles à un photographe individuel, sans atteindre totalement les performances d’un vrai scanner à tambour. Leur prix reste néanmoins 10 fois supérieur à celui des meilleurs scanners dédiés… pour une qualité qui, elle, ne sera pas 10 fois meilleure. C’est précisément ce fossé qui sépare l’amateur exigeant du professionnel de très haut niveau.
Quelques notions techniques à connaître
• La DMax (ou densité optique)
Elle désigne la capacité du scanner à différencier les zones les plus sombres d’une image. Plus la DMax est élevée, plus les nuances dans les ombres profondes seront détaillées. Cela permet également une restitution plus riche des demi-tons. Pour un scanner, une DMax de 4.0 est déjà très bonne ; au-delà, on atteint des performances professionnelles. La DMax annoncée par les fabricants est souvent théorique. Par exemple, un Scanner annoncé à DMax 4.0 aura peut-être une densité utile légèrement inférieure. Il est donc bon de lire des tests indépendants.
• Le DPI (ou PPP, points par pouce)
Le « dots per inch » est l’unité qui détermine la finesse de numérisation. Plus cette valeur est élevée, plus les détails seront fins. Attention cependant : les fabricants annoncent souvent des résolutions numériques gonflées. Ce qui importe réellement, ce sont les dpi optiques. Par exemple, un scanner peut être vendu pour 7200 dpi, mais en réalité ne produire que 3600 dpi utiles en raison de la qualité de l’optique et du capteur. Il faut donc se méfier des chiffres marketing.
• Les logiciels de traitement
Les scanners sont généralement livrés avec un logiciel de base. Pour une qualité optimale — notamment pour éliminer les poussières, taches ou rayures — il est parfois nécessaire d’acquérir un logiciel professionnel, comme SilverFast AI Studio, qui peut coûter jusqu’à 500 €. Cette dépense est à prendre en compte dans le budget global.
• Les temps de numérisation
Ils varient énormément d’un modèle à l’autre : de moins d’une minute à plus de 20 minutes par image en haute définition. Si vous avez un grand volume de films à numériser, ce critère devient essentiel.
Une sélection de bons scanners pour vous
Je ne parlerai ici que des scanners susceptibles de produire des images de qualité supérieure.
Je vous propose un classement de scanners film photo que je m’étais fait selon mes propres critères, mais qui je l’espère vous aidera à vous faire votre propre avis.
Aussi, je ne saurais trop vous conseiller, si vous souhaiter aller plus loin après la consultation de cet article, la lecture approfondie du site ScanDig où vous trouverez un enseignement sur la technologie des scanners et des différentes catégories mais aussi, la présence de fiches très détaillées avec un examen technique très précis sur les scanners présents sur le marché.
**≈ 4.8 **, très élevé pour un scanner dédié desktop
Taille fichier (Mo)
~20–25 Mo en JPEG, ~80–100 Mo en TIFF 16 bits 48 bits couleur (~24 MP)
Couleur / profondeur
48 bits couleur, 16‑bit A/D interne, sortie en 8 ou 16 bits
Fidélité des couleurs
Excellente : rendu saturé, précis, avec correction automatique (Digital ROC, GEM, DEE) et autofocus par image
Temps de scan HD
≈ 20–60 s par image selon fonctionnement ICE, autofocus, mode scan, prévisualisation incluse (~1:11 min en 4000 dpi avec ICE)
Support film
Bande 35 mm (max. 6 vues/frame module), diapos montées, adaptateur SA‑30 pour film en rouleau (ADF), diapos SF‑210 pour lots
Difficulté d’utilisation
Moyenne à élevée : nécessite compatibilité logiciel (VueScan, SilverFast) ou OS ancien (NikonScan sous Windows XP/7), réglages cadrage, offset, ICE
Prix d’occasion seulement / Fabrication stoppée en 2010
1 500 à 2 500 € selon état, accessoires et modules
Hasselblad Flextight X5
Critère
Valeur / Description
Résolution réelle (dpi)
8000 dpi optiques (35 mm), 3200 dpi moyen format, 2040 dpi grand format (4×5″)
DMax (plage dynamique)
≈ 4.9 (réelle) – l’une des plus élevées du marché
Taille fichier (~TIFF 48 bits)
Environ 300 Mo pour un scan 35 mm en portrait à ~8000 dpi, selon les retours utilisateurs
Couleur / Profondeur
48 bits couleur, 16 bits par canal RVB, sortie en TIFF ou format RAW natif (.fff)
Fidélité des couleurs
Très haute : rendu neutre, précis, calibrable via FlexColor. Pas d’interpolation, objectif Rodenstock de qualité, autofocus efficace. Certains utilisateurs parlent d’un rendu légèrement plus sombre, sans perte de détail
Temps de scan HD (35 mm)
~1 min à 5000 ppi, ~1:50 min à 8000 ppi sur ordinateur puissant (Intel i7, 8 GB RAM)
Support film
Formats : 35 mm, moyen format, 4×5″ ; alimentation batch pour 6 à 60 vues selon support utilisé ; détection automatique des cadres, nettoyage FlexTouch intégré
Difficulté d’utilisation
Niveau moyen à élevé : nécessite un bon ordinateur (Hot FireWire), logiciel FlexColor (32 bits) ou virtualisation, maintenance spécifique
Avantages
– Résolution optique maximale non interpolée – DMax exceptionnelle – Très rapide pour sa capacité (jusqu’à 300 Mo/min) – Très fidèle, très précis – Pas d’huile, sans verre, montage sans risque – Autoscanning par lot, autofocus, nettoyage intégré FlexTouch
Inconvénients
– Prix très élevé (~18 000 €) – Nécessite logiciels et configuration ancienne / virtualisée – Compatibilité FireWire, matériel daté – Entretien exigeant, support technique rare dans certaines régions
Remarques diverses
– Ne produit pas de fichiers > 1 Go pour du 35 mm : fichiers typiques ~300 Mo max (<1 GB). – Certains utilisateurs notent que cette qualité – bien que visible au crop – correspond rarement aux besoins pratiques au-delà de 4000 dpi. – Certains labs le proposent en scan à la demande autour de 7–8 € image (Europe), ou de 20–40 $ (États-Unis)
Prix indicatif (2025)
Neuf ou reconditionné ~ 17 ou 18 000 € Labo services variables : 7 〜 30 € le Scan selon volume
Pourquoi ne pas faire scanner ses films par un Labo ?
Au vu des prix, la question mérite d’être posée. Comme je le mentionne en début d’article, si vous scannez trois films par jour, l’achat d’un Hasselblad X5 peut être rentabilisé en une seule année.
En revanche, si votre production se limite à une centaine de films par an, alors plutôt que d’investir dans un scanner de qualité moyenne, pourquoi ne pas vous offrir — pour un coût moyen de 18 euros par film — une numérisation haut de gamme, équivalente à celle d’un Nikon CoolScan 5000 ED ?
Si vous êtes sur Marseille, je vous recommande le laboratoire photo OLAB, qui travaille avec un Noritsu HS-1800, un excellent scanner de laboratoire. OLAB > www.olabphoto.com
Jugez plutôt par vous-même des caractéristiques de ce matériel haut de gamme.
Noritsu HS-1800
Critère
Valeur / Description
Résolution réelle (dpi)
~4000–4500 dpi (ex: 4492 × 6774 px pour 35 mm)
DMax (plage dynamique)
Non spécifié officiellement ; utilisateurs estiment autour de 4.0 comparé au Fuji Frontier (~3.9)
Taille fichier
~20 Mo pour 5 Mpx (~2048×2796) ; peut varier jusqu’à ~100 Mo en TIFF haute résolution
Couleur / profondeur
48 bits couleur, sortie possible en TIFF ou JPEG en batch
Fidélité des couleurs
Neutre, tons chair naturels, bon rendu B&W, légèrement plus « plat » que le Frontier selon certains
Temps de scan HD
Très rapide : jusqu’à 2200 images/heure en n/basse rés ¹ (~1–2 s par image), pour haute résolution quelques secondes par image
Support film
Films 35 mm et 120 (4.5 × 6 → 6 × 9) via carriers AFC-II, diapositives incluses
Difficulté d’utilisation
Moyenne : se pilote avec EZ Controller, nécessite opérateur (chargement automatique, peu de réglages)
Avantages
– Très rapide – Bonne résolution – Rendu neutre, excellent pour B&W – ICE intégré
Inconvénients
– DMax modéré – Moins de contrôle couleur que chez Fuji – Qualité dépend de l’opérateur
Remarques diverses
Très apprécié en labo : “tons plus neutres” et “meilleur pour B&W” ; dépend du bon opérateur
Prix indicatif
Environ 13 000 – 16 000 € (occasion / reconditionné)
En photographie, ou avec tout autre médium, il est toujours intéressant de travailler sur un thème avec des contraintes physiques, psychiques et artistiques.
Cela a comme exercice pour l’artiste d’aller vers des espaces de création qui ne sont pas les siens, tout en l’obligeant à garder une cohérence avec son style, sa recherche personnelle, son travail de base.
L’exposition annuelle du Café Photo Marseille, qui regroupe divers profils de photographes professionnels ou amateurs, est précisément ce à quoi elle me contraint dans ses propositions thématiques d’exposition très généralistes.
Pour le millésime 2024, l’exposition du Café Photo Marseille, qui se tient actuellement à l’Espace Marseille 3013, et qui porte pour thématique « Ma part d’ombre », en est pour moi une excellente illustration.
Les modalités de construction de l’image pour ce thème étaient le noir & blanc, laissant l’auteur choisir son format et sa technique. La réflexion imposait à l’auteur que le SUJET de l’ombre photographiée s’associe à un élément exogène pour insuffler poésie, humour ou servir un concept. Pour inspiration, le photographe Dominic Dähncke avait été cité.
Je vous laisserai juge de ma réalisation mais je trouve, quelque part, avoir servi à la fois les règles de la commande sans toutefois perdre le sens de ma démarche photographique.
Je serai heureux de vous rencontrer : > SAMEDI 19 OCTOBRE entre 9 :30 et 13 :00 > VENDREDI 25 OCTOBRE entre 15 :00 et 19 :00 où je me tiendrai dans le lieu.
EXPO CAFÉ PHOTO MARSEILLE Événement sur 3 Weekends 12 > 27 OCTOBRE 2024
52 rue de la République 13002 Marseille Tram : Sadi Carnot
À gauche, photographie de François LOGUE et à droite, photographie de Andy NITIMIHARDJO (cliquez pour voir)
Venez nous rejoindre, du 12 au 27 octobre, au « Marseille 3013 » 52 rue de la République, pour la grande exposition collective annuelle du, Café Photo Marseille avec 2 expositions en 1 :
> MA PART D’OMBRE, l’exposition en tirages > CHEZ EUX, la projection de séries d’auteur
🥂✨ VERNISSAGE ouvert au public en présence des photographes exposants et des animateurs : SAMEDI 12 OCTOBRE à 18:30
* Horaires d’ouverture : lisez bien le programme !
Ce seront 54 photographes exposants et 7 animateurs bénévoles qui vous accueilleront pour ces expositions ou lors des temps forts organisés sur les weekends.
Le programme, avec tarifs et modalités de réservation de votre place pour les animations et les ateliers des weekends, est disponible ci-dessous ! Deux tarifs proposés : un tarif préférentiel pour nos adhérents CPM, et un tarif « grand public » pour les non-adhérents à l’association.
Le Café Photo Marseille (CPM) est né en octobre 2008 à l’initiative de Sophie Gotti qui a souhaité rassembler des photographes autour d’un café, le plus simplement du monde, pour échanger entre passionnés. Elle a alors monté le groupe café photo Marseille sur Facebook, avant tout par facilité et pour exploiter le côté communautaire de cet outil. Constitué association photo depuis 2013, nous sommes aujourd’hui entre 30 et 50 photographes à nous retrouver chaque dernier samedi du mois.
« Plus qu’un club photo, plus qu’une association, nous sommes un collectif car tout ce que nous faisons et construisons, tous les projets que nous concrétisons, nous le faisons grâce à l’implication de tous nos membres et au partage d’idées. Le Café Photo Marseille, c’est un état d’esprit, c’est une émulation, une force collective, une dynamique, qui fonctionne depuis plus de 10 ans et qui va se poursuivre aussi longtemps que chacun.e apportera sa petite pierre à l’édifice » Sophie G. présidente du CPM.
Quelques images de cette série de 2005 seront visionnées pendant la projection « CHEZ EUX ».
Je suis heureux que ce travail soit montré, car celui-ci fait partie des premiers travaux réalisés après mon retrait de la photographie, entre 1993 et 2003, et portant avec lui toute la réflexion accumulée sur l’image et son pouvoir, durant cette période d’inactivité.
Il y a presque quatre ans, à cette même date, je me conditionnai à me lever en pleine nuit pour assister le vendredi 2 février 2018, jour de pleine lune, à la Procession de la Vierge Noire, du Vieux Port à l’Abbaye Saint-Victor de Marseille. Il n’y a que les événements comme ceux-ci qui me donnent la force de braver le sommeil profond.
Embarqué de mon Nikon Df assujetti de ses objectifs en cul de bouteille que j’adore au grand dam de tous les photographes sensés, me voici à 4 heures du matin projeté sur le Vieux Port sous l’ombrière de Norman Foster qui à cette heure-ci de la nuit n’aura de bienfait que de me protéger du vol des gabians moqueurs, aux aguets du retour des pêcheurs avec leurs pointus remplis de rascasses.
Mais déjà, le monde afflue de toutes parts et des centaines de flambeaux illuminent le port dont la chaleur qui en émane me fait déjà oublier la fatigue matinale. L’ambiance est fervente et une joie inexprimable irradie le lieu qui devient théâtre de foi et comme une fête, la foule enfiévrée s’exalte.
Soudain, tout au loin, une étrange vibration nous parvient comme une rumeur venue du berceau de l’Afrique. Un bateau, et à son bord, la Vierge Noire. Puissante énergie qui au fur et à mesure embrase la foule et métamorphose ce lieu de pêcheurs en un lieu de croyance et d’amour.
Je saisis alors mon appareil photographique et me laisse porter sur ces vagues d’une incroyable force. Je m’abandonne à ce flot interminable et parmi cet essaim de fidèles, l’esprit happé par cette énergie insaisissable, je tourbillonne et clique sans savoir mais dans une inspiration toujours créatrice. Je ne pense plus, je ne fais plus qu’un avec la foule, la Vierge Noire, les flambeaux, Marseille, l’air marin, l’embrasement. C’est beau, puissant et enivrant !
La suite en images avec ce récit photographique qui raconte cette procession. Je vous en souhaite une très belle lecture qui sera rendue plus confortable si vous cliquez sur [Ctrl] et [+] jusqu’à obtenir une image suffisamment agrandie.
Mercredi 19 mai 2021 À La Cité Radieuse de Marseille Réouverture du Restaurant Le Ventre de l’Architecte & Opening de l’exposition Nuit radieuse de Éric Petr
L’hôtel et restaurant Le Corbusier à Marseille remettra les fourneaux de sa cuisine gastronomique en marche, mercredi 19 mai à partir de 12h. Celles et ceux qui souhaitent prolonger ce doux moment de liberté retrouvée au-delà de 21h, pourront se soustraire à la règle du couvre-feu en réservant une des magnifiques chambres de l’hôtel et se plonger dans une nuit très vintage dans le pur jus de Le Corbusier. En effet, si les restaurants devront attendre le 9 juin pour rouvrir leur salle, les hôtels pourvus d’une restauration pourront quant à eux servir en salle dès le 19 mai.
Pour mettre en couleur cet événement tant attendu par tous, Dominique Gerardin, la propriétaire de ce lieu magique, m’a invité à présenter un travail photographique réalisé depuis La Cité Radieuse d’où j’ai enregistré l’âme de ma ville, au cours d’une nuit d’évasion passée dans l’hôtel Le Corbusier.
« L’enregistrement des vibrations de la ville restitue un spectre non visible et témoigne de l’extraordinaire pour raconter une rêverie retranscrite dans un idiome visuel où l’on aperçoit en filigrane dans les interstices des signes, l’indicible beauté de Marseille plongée dans son sommeil. » Éric Petr
Je vous invite à lire le très bel article paru dans Canoline Criticks, Revue d’Art Contemporain qui met en lumière « Nuit radieuse »
Une écriture-silence, sans le bruit de la plume qui court sur le papier ou le son des touches qui s’enfoncent sur le clavier . Une écriture de lumières, sans alphabet ni forme dessinée. Une écriture première, mais non primitive. Une énergie qui traverserait la nuit d’un jet de lumière. Une trace irréfutable de vie. Voilà les premières sensations que l’on peut éprouver en regardant le travail d’ Eric Petr. Ainsi, la Création n’aurait pas un sens dicté par la forme. Elle ne serait ni l’œuvre de quelqu’un, ni la raison d’être. Elle n’aurait ni verbe ni chronologie. Elle serait trace lumineuse d’un instant présent qui se refuserait à l’oubli. Il se dégage de la lecture (et relecture) de ce travail une incroyable paix à voir l’équilibre entre ombres et lumières se succéder au fil des pages comme autant de fenêtres sur « les mondes ». Alceste Louleux
Elles sont la captation d’énergies ressenties dans des lieux chargés d’histoire et de mémoire. Une écoute de l’univers qui fait surgir de l’obscurité des corps revenus des tréfonds du monde sous l’apparition de formes gazeuses suspendues dans l’espace-temps aux éthers mystérieux et incantatoires.