TANABATA 七夕, LA CÉLESTE LÉGENDE JAPONAISE 🎋

zz Tanabata, Blog Éric Petr
Installation Éric Petr en lien avec Tanabata pendant les Rendez-vous aux Jardins 2018

Cet article est extrait du site JAPON, UN ART DE VIVRE où l’on vous parle de la vie au Japon, de ses anecdotes mais aussi de ses codes de société complexes et de la manière dont les visiteurs peuvent accéder plus facilement à certains lieux, tout en restant courtois. Une sorte de mode d’emploi pour les voyageurs au Japon. Je recommande !
https://japonartdevivre.blogspot.com/

Le Festival Tanabata 七夕祭り  

Le Festival Tanabata 七夕祭り est un festival (matsuri 祭り) qui se célèbre le 7 juillet de chaque année au Japon. C’est à cette occasion que l’on vient accrocher des ex-voto dans les bambous, des petits papiers très colorés sur lesquels on écrit ses vœux.

Tanabata est une fête traditionnelle provenant de O-Bon お盆, matsuri bouddhiste japonais célébrant la fête des ancêtres, ou de la fête des étoiles chinoise Qīxī 七夕 qui en chinois veut dire « nuit du septième mois », ce qui explique que Tanabata matsuri 七夕祭り est célébré tous les ans, le 7 juillet. 

La légende de Tanabata 七夕 peut différer selon la tradition orale des histoires, mais elles sont toutes à peu près identiques.

Festival Tanabata 七夕祭り
© S35ktmo_info

C’est la merveilleuse histoire de deux étoiles, Véga (Orihime) et Altaïr (Hikoboshi), qui après être tombées éperdument amoureuses, se reverront la septième nuit du septième mois de chaque année.

L’étoile Orihime 織姫, Princesse tisserande vivait sur les bords de la Rivière Céleste (notre voie lactée) Amanogawa 天の川.
Ses doigts de fée créaient les plus belles étoffes de l’Univers et sa beauté sublime comblait de bonheur son père, le Seigneur du Ciel 天帝.

Mais son père ne pouvait profiter pleinement de ce bonheur, sachant sa fille souffrir de solitude tant elle travaillait.
Orihime aurait bien voulu avoir un peu de temps pour rencontrer, un jour, le Prince charmant dont elle rêvait si souvent.

Alors, le Seigneur du Ciel décida d’arranger une rencontre pour sa fille.
Un jour, en toute discrétion, il la présenta à l’étincelante Étoile Hikoboshi 彦星, rayonnant sur sa constellation comme un aigle en plein vol.
Hikoboshi avait une force de travail inouïe et veillait, depuis l’autre côté de la Rivière Céleste Amanogawa, sur ses vaches avec une attention et une diligence qui en faisaient le meilleur bouvier de l’Univers.

Lorsqu’ils se virent la première fois, ce fut le coup de foudre cosmique.
Depuis ce jour, l’Étoile Orihime et l’Étoile Hikoboshi ne se séparèrent plus et se marièrent rapidement.

Mais l’amour les avait aveuglés et détachés de leur tâche principale, de ce qu’ils savaient le mieux faire dans l’Univers.
C’est ainsi que Orihime cessa de confectionner ses magnifiques tissus et que Hikoboshi se mit à négliger son travail, ce qui déclencha la colère du Seigneur du Ciel.

Agacé par la présence des vaches errant partout dans le ciel et n’ayant plus la moindre étoffe pour se couvrir, il dut mettre un terme aux ébats amoureux du jeune couple et leur interdit de se revoir.
De nouveau, la Rivière Céleste Amanogawa sépara les deux Étoiles.

Mais cette terrible séparation rendit la Princesse tisserande très, très triste et son visage se transforma en un lac de larmes.
Son père ne put supporter plus longtemps le chagrin de sa fille qui provoquait en lui un déchirement insoutenable.

Il proposa alors, aux deux Étoiles, Orihime et Hikoboshi, de se revoir chaque année, à la condition qu’elles œuvrent comme elles avaient l’habitude de le faire par le passé.
C’est ainsi que le couple se mit à travailler assidûment pour pouvoir se retrouver la septième nuit du septième mois de chaque année.

Quand ce jour, si attendu, vint pour la première fois, ils réalisèrent qu’ils ne pouvaient que se voir sans pouvoir s’étreindre, car la Rivière Céleste qui les séparait ne possédait aucun pont.

Alors, la Princesse Orihime se mit à pleurer tant et tant, que des milliers de pies vinrent et promirent d’ériger un pont avec leurs ailes afin que les amoureux puissent traverser la Rivière Céleste et s’enlacer.

Depuis, chaque année à la même période, on écrit des vœux sur de petits papiers, nommés Tanzaku 短冊, dédiés aux petits poèmes que l’on accroche aussi dans les bambous pour que Orihime et Hikoboshi exaucent nos prières.

zz Tanabata, Blog Éric Petr

La légende de Tanabata a été intégrée dans l’installation Popii opus 1, présentée lors des « Rendez-vous au Jardins » 2018 dans la Chapelle de Bambous du Jardin Sauvage de Cabriès (France).

Si vous voulez en savoir plus sur cette exposition, je vous invite à parcourir, cette page :
www.ericpetr.net/galerie/rendez-vous-aux-jardins-2o18/

LE SITE ERICPETR.NET CHANGE DE COSTUME !

www.ericpetr.net

Chères lectrices et chers lecteurs !

Je vous adresse tous mes Vœux de Bonne Année, en souhaitant que 2022 marque le début d’un retour à une vie normale où l’on pourra enfin s’embrasser et s’aimer sans contraintes ♪( ´θ`)ノ˚✧₊⁎❝᷀ົཽ

Pour commencer la nouvelle année 2022, je vous annonce la réédition de mon site web www.ericpetr.net 🥂✨  

Je suis heureux de vous le présenter aujourd’hui avec son magnifique costume et sa nouvelle GALERIE d’images qui montre un très large panorama de mon travail photographique, des années 80 à ce jour. 

Autre nouveauté, mon BLOG est désormais intégré sous mon nom de domaine et continuera sa vie à cette nouvelle adresse : www.ericpetr.net/blog

Jusqu’à présent hébergé su Wix.com, il a été transféré sur WordPress.org pour être entièrement remanié et reconçu. Une version en anglais verra prochainement le jour pour que le site ait une visibilité internationale.

Je vous souhaite une très agréable visite, n’hésitez pas à revenir vers moi avec vos commentaires, à en parler autour de vous et à vous inscrire à ma newsletter à l’adresse CONTACT 🙂

DIFFRACTIONS

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光 0x3877BF03 © Éric Petr, 2017

Dans mes images, la matière visuelle est redéfinie, les objets sont décomposés pour être réassemblés selon des volumes et des plans complexes, redonnant une nouvelle conception de notre vision du monde.

Pablo Picasso changeait par son regard expressif, la perception des objets et l’espace qui nous entoure pour surprendre et interroger le spectateur.

À ma façon, je recompose notre perception du monde en une retranscription des informations ressenties dans un langage fait de matière visuelle.

Les vibrations ou les impressions que je ressens en certains lieux sublimes, sont capturées par le prisme (ou le pentaprisme) de mon appareil photographique pour prendre forme dans le champ de notre perception visuelle, tout comme les ondes lumineuses (cette matière informe de particules élémentaires) qui passent à travers le sténopé d’une boîte noire pour prendre forme à nos yeux par leur simple diffraction.

En quelque sorte, il s’agit de suggérer au lecteur de ressentir ce qui est, plus que de voir ce qui était.

A priori, la lecture ne semble pas directe mais au fur et à mesure que l’on découvre mes images, on trouve petit à petit les clés nécessaires à leur lisibilité et leur compréhension.

Dans une époque où l’on a besoin de comprendre tout immédiatement, où le temps rythme et ordonne nos émotions, l’intemporalité de mes photographies presse l’observateur à s’arrêter, à suspendre son temps, à faire abstraction de son quotidien pour pénétrer les multiples strates de mes images et libérer son subconscient.

ENTRETIEN AVEC PIERRE LÉOTARD

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Spirituelles Odyssées 0x98149404 (couverture du livre) © Éric Petr

Entretien de Éric Petr
par Pierre Léotard
directeur éditorial de Corridor Éléphant

Corridor Éléphant : Comment êtes-vous arrivé à la photographie ?
Éric Petr :  Il faisait froid, il y avait de la neige, je m’en souviens comme si c’était hier, nous étions heureux et joyeux, il faisait chaud dans nos cœurs, nous étions devant la jolie maison de mes grands-parents, je me souviens encore de son sourire très communicatif, de ses grosses lunettes, de son intelligence exceptionnelle, nous étions tous les deux, il me montrait comment faire des photos avec une boîte noire, c’était magique, je venais d’arriver à Paris, j’avais la nostalgie de mon pays, l’odeur du romarin et des pins, les fragrances de l’humus grillé par le soleil me manquaient déjà, j’avais sept ans, c’était mon père.

Vous définissez-vous comme photographe  ?
Non, absolument pas.

Pourquoi le choix de ce média  ?
Quand je colle mon œil au viseur d’un appareil photographique, la magie s’opère.  Tout à coup, le monde qui m’est révélé à travers la visée reflex de mon appareil, prend une dimension étrange, différente, insolite ; comme le regard d’un astronaute qui, depuis l’Espace, observe sa planète avec recul et beaucoup d’émotion. C’est probablement cet effet magique qui m’a toujours fasciné, avec ce média.

Pourquoi photographier la lumière  ? 
La lumière est la matière qui recouvre mon pinceau et vient écrire une histoire sur le négatif.  Je ne la photographie pas ; elle est l’essence même de mes images.  La question serait plutôt : « Pourquoi cherchez-vous à voir ce que voit la lumière ? » Je vous répondrais alors : « Pour essayer de comprendre ce que l’on verrait si l’on transcendait la vitesse de la lumière » Un rêve ? Bien sûr !

Que donne à voir votre travail  ?
Quand vous regardez mon travail, il n’y a pas grand chose à voir mais beaucoup à ressentir.  Ma photographie n’est pas celle de l’esprit mais celle de l’instinct, celle d’une énergie qui me traverse et s’accomplit. 

Pourriez-vous nous expliquer votre démarche  ? A-t-elle une philosophie  ?
Ma photographie est un dialogue entre le ciel et l’homme.   Elle est une réflexion sur l’essence de la lumière. Elle est une variation sur les « relations d’incertitude » de Werner Heisenberg qui questionnent sur ce que la théorie de l’observation de l’univers imposerait certaines limites à notre perception du réel. Elle montre la fragilité et la beauté de la vie.

Diriez-vous de vos photographies qu’elles sont faciles d’approche  ? À qui sont-elles destinées ?
Ma photographie est facile à comprendre, si vous ne cherchez pas à la comprendre et que vous vous contentez de la ressentir.  Partant de cette idée, je pense qu’elle est accessible à tous.  Pourtant, je constate que l’on essaie souvent de chercher l’élément qui ramènera l’image à la réalité comme pour apporter une réponse à l’absence ou au vide. Ce regard sur ma photographie ne me dérange pas, bien au contraire, il me fait découvrir mes œuvres comme jamais je ne les ai pensées. 

Qu’est-ce qu’un artiste  ?
La définition de l’artiste a beaucoup changé au fil de l’histoire de l’art, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.  Cette notion est aujourd’hui assez controversée et il existe beaucoup de points de vue différents.  A mon sens, l’artiste exerce, consciemment ou inconsciemment, un regard critique sur la société contemporaine et sait en restituer l’écho par un message sublimé dont la lecture se fait au travers d’un médium dont il maîtrise la technique.

Pourriez-vous nous résumer votre parcours artistique  ?
La photographie a toujours été pour moi le refuge où je pouvais projeter ma pensée dans une forme libre. Au début, il s’agissait d’exprimer des formes insolites. Puis m’est venue plus tard l’idée que ces formes ne devaient plus être définies par le cadre ; elles devaient s’en échapper pour aller au-delà de cette contrainte. Aujourd’hui et depuis  quelques années, ma forme cherche à exprimer l’indicible, non pas par des mots écrits d’une plume d’encre mais par des formes sculptées par la lumière.


Entretien publié dans mon livre de photographies 
« SPIRITUELLES ODYSSÉES »
édité chez CORRIDOR ÉLÉPHANT en série limitée, numéroté et signé

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MON FRÈRE EST ARTISTE PHOTOGRAPHE

Éric PETR | Spirituelles Odyssées 0x10111101

Mon frère est artiste photographe.
Son travail se porte sur les jeux de lumière dans le temps et l’espace.
La maîtrise de l’objectif qu’il a acquise lui permet de sculpter les formes de son incandescence.
Pour ma part, je trouve cela vraiment émouvant et captivant.
C’est du jamais vu.
Beaucoup de travaux ont été menés sur l’abstraction et la lumière, mais jamais comme lui la saisit.

SPIRITUELLES ODYSSÉES est une œuvre d’une rare sensibilité et transcendante.
Édition limitée numérotée et signée par l’auteur, ce 108 pages au format 14×21 cm, est un recueil sur la lumière qui fait vibrer notre regard, par son aspect fascinant et émouvant.

Le Lundi 23 janvier 2017 est la date limite de réservation du livre.
Ensuite, on ne pourra plus le commander, et il ne sera plus jamais édité.
Ce livre est en édition limitée, on ne pourra pas le trouver sur Amazon ou tout autre fournisseur, parce que le 23 janvier 2017, l’éditeur Corridor Éléphant, donnera à l’imprimeur le nombre exact de livres à paraître en fonction de la participation.
Ainsi, il sera posté et livré le 25 février 2017 à l’adresse que vous aurez renseignée lors de votre achat sur le site de financement participatif.

Vous pouvez participer pour 5 euros et votre nom s’inscrira dans la page des remerciements du livre, et pour 32 euros vous aurez en plus le livre (frais de port compris). Les options de financement vont jusqu’à 195 euros pour l’achat du livre et une photo imprimée en 6 exemplaires uniques. Regardez bien les différentes options sur le côté à droit, vous pourrez choisir le montant auquel vous souhaitez participer.

Nadège FASTRé