DIFFRACTIONS

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光 0x3877BF03 © Éric Petr, 2017

In my images, the visual material is redefined, the objects are broken down to be reassembled according to volumes and complex plans, giving a new conception of our vision of the world. 

Pablo Picasso changed through his expressive gaze, the perception of objects and the space that surrounds us to surprise and question the viewer.

In my own way, I recompose our perception of the world by retranscribing the information felt in a language made of visual material.

The vibrations or impressions that I feel in certain sublime places are captured by the prism (or pentaprism) of my camera to take shape in the field of our visual perception, just like light waves (this matter forms elementary particles ) which pass through the pinhole of a black box to take shape for our eyes by their simple diffraction.

In a way, it is a question of suggesting to the reader to feel what is, more than to see what was.

A priori, the reading does not seem direct but as one discovers my images, one gradually finds the keys necessary for their readability and understanding.

In a time when we need to understand everything immediately, where time gives rhythm and orders our emotions, the timelessness of my photographs urges the observer to stop, to suspend his time, to disregard his daily life to penetrate the multiple strata of my images and free his subconscious.

DIFFRACTIONS

zzb 0x3877BF03 | Éric Petr
光 0x3877BF03 © Éric Petr, 2017

Dans mes images, la matière visuelle est redéfinie, les objets sont décomposés pour être réassemblés selon des volumes et des plans complexes, redonnant une nouvelle conception de notre vision du monde.

Pablo Picasso changeait par son regard expressif, la perception des objets et l’espace qui nous entoure pour surprendre et interroger le spectateur.

À ma façon, je recompose notre perception du monde en une retranscription des informations ressenties dans un langage fait de matière visuelle.

Les vibrations ou les impressions que je ressens en certains lieux sublimes, sont capturées par le prisme (ou le pentaprisme) de mon appareil photographique pour prendre forme dans le champ de notre perception visuelle, tout comme les ondes lumineuses (cette matière informe de particules élémentaires) qui passent à travers le sténopé d’une boîte noire pour prendre forme à nos yeux par leur simple diffraction.

En quelque sorte, il s’agit de suggérer au lecteur de ressentir ce qui est, plus que de voir ce qui était.

A priori, la lecture ne semble pas directe mais au fur et à mesure que l’on découvre mes images, on trouve petit à petit les clés nécessaires à leur lisibilité et leur compréhension.

Dans une époque où l’on a besoin de comprendre tout immédiatement, où le temps rythme et ordonne nos émotions, l’intemporalité de mes photographies presse l’observateur à s’arrêter, à suspendre son temps, à faire abstraction de son quotidien pour pénétrer les multiples strates de mes images et libérer son subconscient.