#FRAGMENTS [TRIPTYK] | RÉALITÉS NOUVELLES

Éric Petr | Fragaments, présentation blog
#fragments_2017 tableau satellite © Éric Petr

SALON RÉALITÉS NOUVELLES 71e édition | Abstractions 
Parc Floral de Paris
du 15 au 22 octobre 2017

#fragments 「 triptyk_2o17 」
– – – Étude photographique – – –

Résumé

#fragments [ triptyk_2o17 ] est une transcription poétique du principe d’indétermination ou « relations d’incertitude » de la mécanique quantique énoncé par Werner Heisenberg en 1927.
Cette étude photographique interroge sur le fait que notre observation de l’univers imposerait certaines limites à notre perception de la réalité.
Les vitraux représentent dans ces images la symbolique de particules élémentaires que sont les photons alors, …
Le tableau blanc représente la position des particules, le tableau noir représente la vitesse des particules et le petit tableau représente le compromis de mesure entre la position et la vitesse minimalistes.

#fragments [ triptyk_2o17 ] Canson Baryta Prestige 340g sur Dibond 3mm

Éric Petr | Fragaments, présentation blog
1er tableau : #fragments_blanc  (26cm x 150cm) sans cadre
Éric Petr | Fragaments, présentation blog
2e tableau :  #fragments_noir   (26cm x 150cm) sans cadre
Éric Petr | Fragaments, présentation blog
3e tableau :  #fragments_3b-5-0F   (14cm x 18cm) encadrement boîte noire

Description du dispositif

Éric Petr | Fragaments, présentation blog
Le lieu : Grotte Sainte Marie-Madeleine à La Sainte Baume
Éric Petr | Fragaments, présentation blog
Plan du dispositif

Il y a 3 corps lumineux strictement alignés.
Ces trois corps ont été enregistrés sur le capteur d’un appareil photographique au cours d’une séance.
L’appareil a pris 5 séquences d’enregistrement des 3 corps lumineux selon un déplacement parallèle à leur alignement.
Les 3 corps apparaissent ou n’apparaissent pas selon qu’ils sont  ou ne sont pas dans la visée de l’objectif au cours de l’opération d’enregistrement des 5 séquences.

Les 5 séquences sont matérialisées par des « fenêtres-images » apparaissant sur un tableau dont le support est une bande de papier photo de 26×150 cm.
Ce dispositif d’affichage est reproduit à l’identique sur deux tableaux dont la couleur de fond est différente.
L’un est de fond blanc : #fragments_blanc
Le second est de fond noir : #fragments_noir
Un troisième élément vient compléter l’ensemble de l’œuvre pour en faire le triptyque ; c’est l’image de la troisième séquence tirée sur un petit tableau au format papier photo 14x18cm : #fragment_3b-5-0F

Les « fenêtres-images » sont la visualisation, sur chacun des tableaux, des images représentant les corps lumineux.
Les 2 tableaux, #fragments_blanc et #fragments_noir, représentent la symbolique de la position et de la vitesse de ces corps lumineux.
Le petit format, quant à lui, affiche l’image d’une des 5 séquences pour l’extraire de son contexte de prise de vue et représente la symbolique du compromis de mesure entre la position et la vitesse minimalistes.

La durée totale des cinq séquences, du point A (départ du début de l’enregistrement de la première séquence), jusqu’au point E (fin de l’enregistrement de la cinquième et dernière séquence), détermine la vitesse de déplacement du capteur.
L’apparition des images matérialise, par un phénomène réfléchi, le déplacement du capteur ou sa position pendant ce déplacement.
Les « fenêtres-images » représentent la partie visible de l’enregistrement du phénomène, comme la partie haute d’une onde que l’on peut voir se dessiner sur l’eau quand un corps en touche sa surface.Elles déterminent la position du capteur lors de son déplacement mais pas sa vitesse de déplacement.
La partie qui sépare deux « fenêtres-images », comme la distance entre deux ondes marquées à la surface de l’eau,  détermine la vitesse du déplacement du capteur et non sa position.

Salon Réalités Nouvelles 2017
Éric Petr | Fragaments, présentation blog
Éric Petr | Fragaments, présentation blog

ABSTRACTIONS AU CHÂTEAU DE LA VEYRIE

Éric Petr | Tryptique
Exposition Château de la Veyrie 2017, Triptyque 光の痕跡 © Éric Petr

CHATEAU DE LA VEYRIE | Édition 2017
Une exposition sur l’abstraction
du 13 mai au 18 septembre 2017

Le Salon Réalités Nouvelles investit le Château de la Veyrie à Bernin, Isère

A Bernin en Isère, le Chateau de la Veyrie abrite jusqu’au 18 septembre une exposition hors les murs du prestigieux « Salon Réalités Nouvelles ». Une quarantaine de « pointures » s’est appropriée ce lieu insolite sur le thème de l’art abstrait contemporain.

Sculptures, tableaux, dessins, photographies, vidéos… Des oeuvres insolites dans un site qui l’est tout autant. Le Château de la Veyrie situé à Bernin est une maison bourgeoise du XIe siècle, posée sur une butte du Grésivaudan.

C’est le lieu choisi par le « Salon des Réalités nouvelles » qui quelque fois se délocalise… Créée en 1947, cette manifestation réunit régulièrement des artistes internationaux « performers » de l’abstraction. 400 grandes signatures sont membres de son association.

A Bernin, 36 artistes s’exposent donc hors leurs murs habituels… Le lieu porte les traces d’une histoire économique, culturelle et artistique. Chaque artiste s’est approprié les lieux, entrouvant à sa manière une porte pour que le visiteur anonyme et curieux se laisse embarquer…

Reportage FR3 Auvergne Rhône-Alpes de Isabelle Colbrant, Vincent Habran, Pierre Maillard . . .

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/salon-realites-nouvelles-investit-chateau-veyrie-bernin-isere-1275633.html

Château de la Veyrie 2017
Reportage FR3 Auvergne Rhône-Alpes … [cliquez sur l’image]
Château de la Veyrie 2017

L’ŒIL DE LA PHOTOGRAPHIE | INTERVIEW

L'Œil de la photographie

Éric Petr, un coup de cœur de l’Éléphant

Éric Petr est un artiste-photographe français, né en 1961. Il vit à Marseille et promène son appareil photo, en toute discrétion, en des lieux publics et sacrés. Ses photographies éblouissent, émerveillent par leur beauté, le jeune enfant ; elles subjuguent, étonnent l’admirateur averti. Éric Petr, à 7 ans, était un précoce et talentueux « déclencheur ». Cet auteur est resté sans maître et humble. Ses photos, variations de lumière, résument ce qu’est la vie : fragilité et grandeur.

www.loeildelaphotographie.com

Interview

Comment définiriez-vous votre photographie ?

Ma photographie est une réflexion sur l’essence de la lumière. Elle questionne sur ce que l’observation imposerait certaines limites à notre perception du réel. Elle montre la fragilité et la beauté de la vie.

Pourquoi avoir choisi la photographie ?

Je ne l’ai pas choisie, elle s’est imposée à moi comme si dans ma mémoire subconsciente quelque chose m’avait toujours relié à elle.
Quand je regarde dans l’œil de mon reflex, une distance avec le monde se produit et cette distance est celle qui me donne le recul nécessaire pour me sentir en phase avec ce monde.
Depuis que j’ai regardé, tout jeune, à travers le viseur du 6×9 que m’avait prêté mon père, j’ai été fasciné par cette ambiguïté éprouvée à être tour à tour observateur et acteur de son observation.
La photographie est pour moi le moyen de libérer une écriture inconsciente, dominée par une pulsion instinctive, l’inspiration.

Comment êtes-vous arrivé à ce type d’images ?

C’est un long parcours mais, quand j’y pense finalement, tout est assez cohérent.
J’ai toujours eu le désir d’écrire la trace invisible de l’interconnexion des éléments de l’univers et la relation qui nous lie avec eux.

Avec quel matériel travaillez-vous ? Pourriez-vous expliquer votre technique ?

Je travaille essentiellement avec un Nikon F3 et un Nikon Df donc, avec l’argentique et le numérique.
Je n’utilise jamais de zoom pour préférer les vieux objectifs qui ont une âme et avec lesquels je ressens une belle énergie.
Je n’utilise pas de programme, je suis toujours en mode B (Bulb) et je n’utilise jamais le mode de mise au point automatique. La sophistication des appareils modernes me gêne et m’ennuie plutôt qu’autre chose.
J’ai un peu l’impression, lorsque je me retrouve avec de vrais photographes, de faire partie d’un monde qui n’existe plus.
Mais dans un sens, comme mes photos parlent d’intemporalité, ça leur va bien.

Vos séries sont-elles réfléchies avant la prise de vue ? Si oui comment naissent-elles ? Si non, comment naît la série ?

Dans mon esprit, mon négatif est la toile du peintre et la lumière, son pinceau. Dans la problématique posée, le rai de lumière est fixe ; c’est l’appareil qui doit être mobile. Comme si le peintre devait bouger sa toile pour peindre avec un pinceau fixé au mur. C’est ainsi que je photographie.

Je vais donc composer mes couleurs, dessiner mes formes, mettre en vibration des lueurs que j’extrais de lieux éternels et chargés d’une énergie particulière, pour écrire des histoires célestes de ce pinceau de lumière.
La question que je pose ici : qui tient ce pinceau ?
Ne serait-ce pas celui qui se trouve derrière la lumière, justement ? Cette connaissance qui précède la lumière ? Cet espace qui voit ce que voit la lumière ? Cet instant qui précède le Big Bang ? Ce trou noir qui renferme les secrets de l’univers et qui nous sont délivrés, sous la forme d’une écriture codée et poétique, sur ma pellicule ?

Mes séries sont toutes issues de cette même réflexion : la représentation de corps célestes, invisibles dans notre système en, seulement, trois dimensions.
Chaque série montre une dimension différente de ces corps.
Pour mieux comprendre, imaginons un volume suspendu dans l’espace. Imaginons également que nous projetions une source de lumière sur ce corps. Nous obtiendrions alors des formes réfléchies par la lumière, sur un mur opposé, de différentes structures, selon que la source d’éclairage est d’un côté ou de l’autre du volume. Les différentes images projetées de ce corps donneront une lecture multiple de ce qu’il est réellement. Pour autant, aucune des formes projetées ne sera inexacte, ni même exacte. C’est uniquement la multiplicité en série de ces formes projetées qui apportera une définition plus précise des caractéristiques du volume éclairé.
Mes séries fonctionnent comme ces projections. Chaque série montrera une seule dimension de l’univers mais l’ensemble de mes séries apportera autant de facettes que l’univers a de dimensions.

Qu’est-ce qu’une photographie réussie ?

Une photographie réussie est une photographie qui traversera les temps sans jamais livrer son mystère. C’est son intemporalité qui fera d’elle son éternelle contemporanéité.

Qu’aimeriez-vous photographier que vous n’avez pas encore fait ?

Mon rêve serait de photographier ce qui précède le Big Bang, juste pour me rassurer et me dire que notre univers n’est qu’une fraction d’étincelle dans un monde perpétuellement en mouvement et non pas un monde figé dans une parenthèse, un monde sans père.

Que vous inspire le figuratif ?

Le figuratif fixe les éléments. Il nous assure que nous sommes.
Il nous rassure au sens que ce que nous pouvons voir, est. Il crée une image figée de notre présent. Cette image prend une dimension atemporelle à travers laquelle notre esprit peut voyager dans l’espace-temps de notre imaginaire.

L’Œil de la photographie, Avril 2017

THE EYE OF PHOTOGRAPHY | INTERVIEW

The eye of photography

Éric Petr, A Favorite of L’Éléphant

Éric Petr is a French photographer born in 1961.
He lives in Marseille and, very discreetly, walks around with his camera into public and sacred places. His photographs dazzle, amaze young children through their beauty. They subjugate, astonish mature viewers. Éric Petr, at seven years old, was a precocious and talented « shooter ». Humble and belonging to no one, his photos, variations of light, summarize what life is: fragility and greatness. …

www.loeildelaphotographie.com

Interview

Why did you choose photography?

I didn’t choose it. It imposed itself on me as if something in my subconscious memory was always connected to it. When I look into the eye of my camera, a distance from the world is created, and this distance is what gives me the necessary space to feel in sync with this world. Ever since I looked though the viewfinder of the 6×9 my father lent me at a very young age, I was fascinated by this alternating ambiguity between being an observer and an actor in the observation. For me, photography is the way to free something unconscious, dominated by an instinctive drive, inspiration.

How did you end up making these types of photos?

It was a long journey, but, in the end, when I think about it, everything is pretty consistant. I always had the desire to draw out the invisible record of the interconnection of universal elements and the relationship that connects us to them.

What would you like to photograph you haven’t yet?

My dream would be to photograph what came before the Big Bang, just to reassure myself and tell that our universe is only a fraction of a spark of a world in perpetual movement, not a world frozen between parentheses, a world without a father.

What influences the figurative for you?

The figurative stabilizes the elements. It assures us that we are. It reassures us in the sense that we can see, is. It creates an image frozen in our present. This image take an atemporal dimension through which our minds can travel in the spacetime of our imagination.


The eye of photography, April 27, 2017

CE QUI AURAIT PU NE PAS ÊTRE, …

Éric Petr | 0x90545004
Ce qui aurait pu ne pas être #eauxfortes_2o17 © Éric Petr

ABSTRACT PROJECT
« Ce qui aurait pu ne pas être, … »
Exposition collective : du 6 au 15 avril 2017
Vernissage Mercredi 5 Avril de 18h à 21h

5 rue des Immeubles Industriels 75011 PARIS
Métro Nation

www.abstract-project.com

« Tout travail d’artiste repose sur des pratiques et des postulats plus fragiles qu’ils n’en ont l’air. De leurs projets, de leurs réalisations les artistes transmettent la possibilité que toute chose puisse à un moment, devenir autre.
De nécessités en contingences les œuvres sont ainsi en permanentes mutations.
Au cours de la création et des expériences menées, chacun des artistes peut avoir senti que ces recherches et productions dérivent, cherchent, et proposent de façon fortuite des formes inattendues mais possibles.
C’est autour de « Ce qui aurait pu ne pas être, » que nous vous proposons cette exposition.
C’est le pari que nous avons soumis aux artistes réunis ici, montrer des créations qui sont pour eux un pas de côté dans leur production.
Montrer ce qui serait inhabituel à un moment de leur recherche. »
AP_mars2017

#eauxfortes_2o17
Cette lumière qui s’écrit en pointillé sur mon négatif, à la manière des eaux-fortes où les acides viennent mordre la plaque de cuivre de l’aquafortiste, fait naître des formes incertaines qui évoquent par la précision du trait des estampes abstraites et mystérieuses.
Là où, dans mon travail plus connu, la lumière agit comme un pinceau pour y coucher par aplats des impressions célestes, cette expérience en marge que je vous dévoile ici, sous une forme contingente et aléatoire de vie, dans une écriture ciselée, vient révéler des images qui pourraient appartenir à des voies lactées chimériques, des mondes imaginaires ou d’improbables fjords pliocènes.

Œuvre issue de la série #eauxfortes_2o17
Titre : 0x90545004 | 3 exemplaires uniques
Papier 20x30cm, encadrement format 8F

EXPO AÉROPORT MARSEILLE-PROVENCE

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES
ÉRIC PETR | artiste visuel
présente Spirituelles Odyssées & Métamorphoses
à Aéroport Marseille-Provence
1er > 31 MARS 2o17

Éric Petr | 0xC0866004
Spirituelles Odyssées © Éric Petr

Spirituelles Odyssées
photographies en couleur

Une écriture-silence, sans le bruit de la plume qui court sur le papier ou le son des touches qui s’enfoncent sur le clavier . Une écriture de lumières, sans alphabet ni forme dessinée. Une écriture première, mais non primitive. Une énergie qui traverserait la nuit d’un jet de lumière. Une trace irréfutable de vie.
Voilà les premières sensations que l’on peut éprouver en regardant le travail d’ Eric Petr.
Ainsi, la Création n’aurait pas un sens dicté par la forme. Elle ne serait ni l’œuvre de quelqu’un, ni la raison d’être. Elle n’aurait ni verbe ni chronologie. Elle serait trace lumineuse d’un instant présent qui se refuserait à l’oubli.
Il se dégage de la lecture (et relecture) de ce travail une incroyable paix à voir l’équilibre entre ombres et lumières se succéder au fil des pages comme autant de fenêtres sur « les mondes ».
Alceste Louleux

Éric Petr | 0x90E5D904
Métamorphoses © Éric Petr

Métamorphoses
photographies en noir et blanc

Elles sont la captation d’énergies ressenties dans des lieux chargés d’histoire et de mémoire.
Une écoute de l’univers qui fait surgir de l’obscurité des corps revenus des tréfonds du monde sous l’apparition de formes gazeuses suspendues dans l’espace-temps aux éthers mystérieux et incantatoires.

MON FRÈRE EST ARTISTE PHOTOGRAPHE

Éric PETR | Spirituelles Odyssées 0x10111101

Mon frère est artiste photographe.
Son travail se porte sur les jeux de lumière dans le temps et l’espace.
La maîtrise de l’objectif qu’il a acquise lui permet de sculpter les formes de son incandescence.
Pour ma part, je trouve cela vraiment émouvant et captivant.
C’est du jamais vu.
Beaucoup de travaux ont été menés sur l’abstraction et la lumière, mais jamais comme lui la saisit.

SPIRITUELLES ODYSSÉES est une œuvre d’une rare sensibilité et transcendante.
Édition limitée numérotée et signée par l’auteur, ce 108 pages au format 14×21 cm, est un recueil sur la lumière qui fait vibrer notre regard, par son aspect fascinant et émouvant.

Le Lundi 23 janvier 2017 est la date limite de réservation du livre.
Ensuite, on ne pourra plus le commander, et il ne sera plus jamais édité.
Ce livre est en édition limitée, on ne pourra pas le trouver sur Amazon ou tout autre fournisseur, parce que le 23 janvier 2017, l’éditeur Corridor Éléphant, donnera à l’imprimeur le nombre exact de livres à paraître en fonction de la participation.
Ainsi, il sera posté et livré le 25 février 2017 à l’adresse que vous aurez renseignée lors de votre achat sur le site de financement participatif.

Vous pouvez participer pour 5 euros et votre nom s’inscrira dans la page des remerciements du livre, et pour 32 euros vous aurez en plus le livre (frais de port compris). Les options de financement vont jusqu’à 195 euros pour l’achat du livre et une photo imprimée en 6 exemplaires uniques. Regardez bien les différentes options sur le côté à droit, vous pourrez choisir le montant auquel vous souhaitez participer.

Nadège FASTRé

CELUI QUI VIENT DE L’INFINI : ENTRETIEN

Métamorphoses théma © Éric Petr

Celui qui vient de l’infini : entretien avec le photographe Eric Petr par Jean-Paul Gavard-Perret

L’archi­tec­to­nique de la pho­to­gra­phie n’est pas for­cé­ment tabu­lée par le posi­ti­visme. L’histoire même de cet art prouve à lui seul com­bien à l’inverse il s’est déve­loppé par l’apparition de nou­velles logiques de repré­sen­ta­tion où dis­pa­rais­sait chaque fois par à coups l’unilinéarité des repré­sen­ta­tions anté­rieures.

Déter­mi­nant, matrice, table de vérité mais aussi bandes de spectre,  la pho­to­gra­phie chez Eric Petr demeure tou­jours un plan com­plexe où volumes et cou­leurs créent des indices d’organisation et de varia­tion, de sys­tème d’espaces et de temps, de géo­mé­trie et d’histoire.

Par ses prises, Eric Petr crée des stra­ti­gra­phies face à celles — « clas­siques » — qui se gobent si sou­vent comme un corps céleste gazeux. Le pho­to­graphe ramène jusque par l’effluve à l’attraction ter­restre. D’où les formes per­dues dans l’espace La maté­ria­li­sa­tion des éthers s’accomplit ici-bas. Une rêve­rie archi­tec­tu­rale se déploie et jouxte une rêve­rie. Sur­git un lieu mar­quant le pas­sage d’un uni­vers sur­chargé d’images à celui d’un vertige.

Entretien

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

La lumière.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?

Quand j’étais petit, j’avais des rêves et main­te­nant, en vieillis­sant, ces rêves reviennent à moi, comme si le temps était une machine à renou­ve­ler le passé et le futur qui deviennent à leur tour le présent.

A quoi avez-vous renoncé ?

Aux études.

D’où venez-vous ?

De l’infini.

Qu’avez-vous reçu en dot ?

L’amour de mes parents.

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?

Un Châteauneuf-du-Pape, quand l’envie devient irrésistible.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres artistes ?

Ce sont mes gènes qui me dis­tinguent des autres artistes ; nous sommes tous dif­fé­rents. C’est cette extra­or­di­naire pluri-diversité de l’univers qui défi­nit tout ce qui le compose.

Com­ment définiriez-vous votre approche de la pho­to­gra­phie ?

Ma pho­to­gra­phie est un dia­logue entre le ciel et l’homme. Elle est une réflexion sur l’essence de la lumière. Elle est une varia­tion sur les « rela­tions d’incertitude » de Wer­ner Hei­sen­berg qui ques­tionnent sur ce que la théo­rie de l’observation de l’univers impo­se­rait cer­taines limites à notre per­cep­tion du réel. Elle montre la fra­gi­lité et la beauté de la vie.

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?

C’est sans doute l’image de Neil Arm­strong mar­chant pour la pre­mière fois sur la Lune.

Et votre pre­mière lec­ture ?

“Tin­tin au Tibet”.

Quelles musiques écoutez-vous ?

Quand j’écoute atten­ti­ve­ment la musique, c’est : « Labo­rin­tus II » de Luciano Berio ou Dieterich Bux­te­hude, la Suite en do majeur BuxWV230 pour cla­ve­cin ou Ste­fano Landi, son magni­fique chant « Homo fugit velut umbra » ou Ryoji Ikeda ou encore l’extraordinaire Léo Ferré.

Quel est le livre que vous aimez relire ?

« Inconnu à cette adresse » de Kathrine Kress­mann Tay­lor. Magis­tral, c’est une leçon à ne jamais oublier.

Quel film vous fait pleu­rer ?

Le film qui me fait pleu­rer… de rire, c’est : “Les Dieux sont tom­bés sur la tête” de Jamie Uys. C’est l’histoire d’une bou­teille de Coca-Cola qui tombe d’un avion pour atter­rir dans une tribu du Bots­wana et qui engendre le chaos au sein de la communauté.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?

Moi, maintenant.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?

A mon père.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?

Le Mont Fuji, si céleste, tel­le­ment beau, divin.

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?

Pierre Sou­lages pour la lumière, Pablo Picasso pour la cou­leur et Masa­hisa Fukase pour son inten­sité dramaturgique.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?

Un livre.

Que défendez-vous ?

L’Amour.

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas” ?

Je ne com­prends pas la psy­cha­na­lyse ; elle n’agit pas sur moi. Alors, cette phrase ne m’inspire rien.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion » ?

Ça lui res­semble bien.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?

Pour­quoi aimé-je Mar­seille et pour­quoi ai-je mon cœur à Tokyo ?
J’ai une immense admi­ra­tion pour le Japon, pour l’écriture et la culture japo­naise mais plus que tout, une extra­or­di­naire épouse du Pays du Soleil Levant. Mar­seille et Tokyo, des villes por­tuaires qui ont comme point com­mun de s’ouvrir sur le monde. Par-delà les mers, je les entends par­ler d’amour.

Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par Jean-Paul Gavard-Perret pour Lelitteraire.com 
le 24 novembre 2016

www.lelitteraire.com/?p=26115

SALON RÉALITÉS NOUVELLES 2016

Spirituelles Odyssées © Éric Petr

70e Salon Réalités Nouvelles 

Ce rendez-vous de l’art abstrait contemporain, soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication, présidé par Olivier di Pizio, a réuni 400 artistes internationaux qui ont présenté, peintures, sculptures, gravures, dessins, photographies ou installations/vidéo « art&science ».

www.realitesnouvelles.com

Je remercie tous ceux avec lesquels j’ai partagé ce bel événement et tous ceux qui, de plus loin, ont eu une pensée pour moi.

Je vous invite aussi à lire l’article de Actuphoto sur le Salon Réalités Nouvelles où l’un de mes visuels est mis en avant.
actuphoto.com

Spirituelles Odyssées © Éric Petr

Qu’est-ce que le Salon des Réalités Nouvelles ?

Le Salon des Réalités Nouvelles est le salon de l’abstraction, il est animé par les artistes eux-mêmes réunis en une association Réalités Nouvelles.

Le Salon a lieu tous les ans depuis 1946 à Paris. Il se donne pour objectif la promotion des œuvres d’art « communément appelés art concret, art non-figuratif ou art abstrait ».

Le Salon a été fondé en 1946 par les artistes Sonia Delaunay,  Auguste Herbin, Jean Arp… Relayé par des critiques passionnées le salon connait un rapide succès qui présente aussi bien l’art géométrique, concret à travers des artistes comme Jean Dewasne, Victor Vasarely que des artistes non-figuratif comme Pierre Soulages, Georges Mathieu, Vieira da Silva, ou Robert Motherwell…

À partir de 1956, toutes les tendances de l’abstraction y sont représentées jusqu’aux formes de figurations allusives.
C’est l’un des principaux salons parisiens.Il a lieu tous les ans au mois d’octobre à Paris.
L’expression Réalités Nouvelles serait née sous la plume du poète Guillaume Apollinaire en 1912 pour désigner l’abstraction comme la forme exprimant le mieux notre Réalité Moderne. 
Le bureau de l’association  est composé d’artistes peintres, sculpteurs, graveurs, sous la présidence d’Olivier Di Pizio.
Chaque candidat au salon est choisi par un jury sur présentation d’œuvres ou de photos d’œuvres abstraites qu’elles soient allusives, conceptuelles, concrètes, géométriques, gestuelles, haptiques, lyriques, nominalistes etc …
Ces dernières années, il y a 350 à 400 artistes par Salon  – environ 250 peintres, 90 sculpteurs, 30 graveurs…

QUELLE RELATION ENTRE NIKON & NIKKOR ?

Nikon F3 et Nikkor-Q 135mm f2.8 (1965)

Quelle relation entre les nom de la marque Nippon Kogaku, Nikkor et Nikon ? Une analyse purement personnelle qui prend sa source au coeur de l’écriture japonaise.

Explications…

La Société NIKON a été créée en 1917 suite à une fusion de trois grands groupes d’optiques japonaises sous le nom de Nippon Kôgaku Kôgyô 日本光学工業 (Optique japonais SA).
Ce n’est qu’en 1945, après guerre, que la société a décidé de lancer un programme pour la production d’appareils photo et de verres de lunettes. Entre 1945 et 1946, des tests sont lancés et la société s’oriente vers la commercialisation de son premier appareil sous le nom de NIKON (le modèle n°1) qui sera réellement commercialisé en 1948.
C’est consécutivement à ce nom donné à son premier appareil photo que la firme Nippon Kôgaku Kôgyô 日本光学工業 a pris le nom commercial de NIKON ニコン.

Mais le nom NIKKOR ニッコール vient bien avant le changement de nom de la firme Nippon Kôgaku Kôgyô en 1988 pour NIKON ニコン.

Le nom NIKKOR ニッコール a été déposé en 1931 pour identifier sa nouvelle ligne de lentilles destinée à la photographie et dont la production a servi notamment à fournir en objectifs les Sociétés Leica, Contax puis Canon jusqu’en 1947.

Mais pourquoi et comment le nom NIKKOR a t-il été choisi à l’époque (en 1931) et que signifie t-il ?

NIKKOR vient de la contraction de Nippon Kôgaku et un « R » a été rajouté à la fin du nouveau nom emprunté.

Pour bien comprendre l’évidence de cette contraction, il faut regarder le jeu de Kanji (caractères ou lettres japonaises) qui se produit.
En effet, si l’explication n’a pas de sens avec les caractères occidentaux, elle devient bien plus éloquente à la lecture des caractères japonais ou kanji.

Je m’explique.
Nippon Kôgaku 日本光学, vient de 日本 (japon) et 光学 (lentilles), ce qui donne : « l’optique japonaise ».
La contraction résulte de la soustraction de deux kanji du nom initial de la firme.
On part de, 日(本)光(学), Nippon Kôgaku ou l’optique japonaise, pour parvenir à la contraction suivante, 日光 (Nikkô) qui veut dire: « rayon de soleil ».
Nous comprenons soudainement mieux cette subtile transformation qui, pour quelqu’un sait lire le japonais, devient évidente.

Il suffira ensuite, d’appliquer à ce nom une nouvelle graphie qui emprunte un autre système d’écriture japonais (Katakana), pour obtenir avec la même phonétique et le même mot « Nikkô » mais s’écrivant,
ニッコー et d’y ajouter, un « R » ou « ル » pour obtenir le résultat final : NIKKOR ニッコール.

En empruntant le système d’écriture des Katakana, avec lequel on écrit les mots étrangers, Nippon Kôgaku Kôgyô affichait-elle déjà à l’époque, cette volonté de faire connaître l’excellence de son savoir-faire dans le monde entier ?