PIXELS/PELLICULE — PHOTOGRAPHIE & CRÉATION NUMÉRIQUE à ABSTRACT PROJECT Gallery

光 0xB9CD0582F Photographie argentique 24x36cm [2025] présentée à l’exposition Pixel/Pellicule Fév. 2026

Pixels/Pellicule explore les frontières mouvantes entre photographie et création numérique, où le visible se transforme et se réinvente.
Chacun interroge la matière, la lumière et la trace, révélant la beauté inattendue du hasard et de l’empreinte.

L’exposition ABSTRACT PROJECT Gallery, présentée du 5.02 au 14.02.2026, propose une approche originale qui interroge la photographie dans ses retranchements expérimentaux, là où l’image cesse d’être un simple enregistrement du réel pour devenir un véritable territoire d’expérimentation.

À la croisée de la pellicule argentique et du pixel, le visible se transforme, se fragmente, se recompose. Ce qui semblait stable devient incertain, ce qui était donné se réinvente. L’image n’est plus seulement le reflet du monde, mais le lieu d’une métamorphose.

Chaque démarche interroge la matière même de la photographie. La lumière, tantôt maîtrisée, tantôt laissée au hasard, agit comme un révélateur de formes inattendues. Les surfaces se troublent, les contours se déplacent, les accidents deviennent langage. La trace, qu’elle soit chimique ou numérique, n’est jamais neutre. Elle porte la mémoire du geste, du processus, du temps qui s’inscrit dans l’image.

Dans cet espace hybride, le hasard « contrôlé » joue un rôle essentiel. Il n’est pas un défaut à corriger, mais une force créatrice, capable de faire surgir une beauté imprévue. Les erreurs, les altérations, les glissements techniques ouvrent de nouvelles lectures et déplacent notre regard. L’image se fait empreinte, à la fois fragile et persistante, oscillant entre disparition et révélation.

Pixels/Pellicule propose ainsi une réflexion sur notre rapport contemporain aux images. Entre matérialité et immatérialité, entre contrôle et lâcher-prise, ces œuvres invitent à ralentir, à observer autrement, et à accepter que la photographie ne soit plus une certitude, mais une expérience en perpétuelle transformation.

Exposition ABSTRACT PROJECT
5.02 ~ 14.02.2026

sur une proposition de,
Michel-Jean DUPIERRIS et Jun SATO

Lieu de création, de réflexion et de diffusion
5 rue des Immeubles Industriels – 75011 Paris
Métro Nation
Accueil du mercredi au samedi de 14:00 à 19:00

EXPOSITION D’ÉCHANGE ARTISTIQUE INTERNATIONAL DE UJI 2026

Du 18 au 22 mars 2026,
l’ « Exposition d’Échange Artistique International de Uji » se tiendra au Manpuku-ji, temple classé Trésor National du Japon, au pied du mont Ōbaku et à vingt-cinq minutes de la Gare de Kyōto.

Cette courte présentation filmée met à l’honneur ce lieu exceptionnel qui accueillera cet événement artistique et annoncera le printemps.
Elle met également en lumière le travail du peintre Shigē Tonomura, artiste et commissaire de l’exposition, ainsi que son engagement dans l’accompagnement et l’apprentissage des arts plastiques auprès des personnes en situation de handicap.

Le Manpuku-ji, Trésor National du Japon

Le Manpuku-ji est le temple principal de l’école Ōbaku, la plus petite des trois grandes sectes zen japonaises, aux côtés des écoles Rinzai et Sōtō. Fondée par le moine chinois Yinyuan Longqi (en japonais Ingen Ryuki, 1592 – 1673), cette école prend racine lorsque Ingen arrive à Nagasaki en 1654, invité par la communauté chinoise locale, au début de l’ère Edo (1603 – 1868).

D’une superficie d’environ trente hectares, le temple conserve fortement le style de la dynastie Ming en Chine. Les bâtiments, disposés de manière symétrique le long d’axes rectilignes, sont reliés par des galeries couvertes.

Ce printemps, du 18 au 22 mars, ce lieu accueillera cette grande Exposition d’Échange Artistique International.

À l’origine du projet, l’artiste peintre Shigē Tonomura, installé à Uji.
Autodidacte, il s’est fait connaître pour son style singulier et ses couleurs éclatantes, et mène des activités artistiques tant au Japon qu’à l’étranger.

Il s’investit également avec passion dans l’enseignement artistique auprès de personnes en situation de handicap.

Dans ce film, l’artiste Shigē Tonomura s’entretient de cette exposition.


RÉSUMÉ DU PROPOS DE L’ARTISTE

« L’art est souvent perçu comme quelque chose de difficile d’accès.
Beaucoup de gens pensent qu’ils n’en sont pas capables.
Mais pour moi, l’art consiste à exprimer ce que l’on porte en soi.

Cela peut être la liberté, la tristesse, la joie.
Exprimer ses émotions du moment et les partager, c’est là toute la richesse de l’art.

Pour les personnes en situation de handicap aussi, peindre et exposer leurs œuvres permet de créer un lien avec la société.
Cela leur donne une grande confiance en eux, et on voit leurs visages s’illuminer.

Nous avons déjà présenté des œuvres de personnes handicapées en Italie.
Même en se demandant “où se trouve l’Italie ?”, leur joie et leur fierté remplissaient la salle d’exposition.
J’aimerais que ces expériences deviennent une source de confiance et de joie pour leur avenir.

Le Manpuku-ji, qui a longtemps été un lieu de diffusion de la culture, de la gastronomie et des arts, est aujourd’hui classé Trésor National du Japon.
Depuis ce lieu emblématique, nous souhaitons transmettre largement l’art et la culture.

C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’organiser cette exposition artistique internationale à Uji, comme point de départ au Manpuku-ji. »

« À FLEUR DE LUMIÈRE » CONTRIBUEZ AU LIVRE D’ÉRIC PETR

À FLEUR DE LUMIÈRE

un livre d’Éric PETR
aux Éditions Corridor Éléphant

ADDENDUM

24.01.2026
Le Livre À FLEUR DE LUMIÈRE est maintenant EN VENTE dans ma Mini Librairie & Livres d’auteur au prix de 53 € (frais d’envoi compris pour la France).

Vous avez un cadeau en vue ? Ou aimeriez-vous vous faire simplement plaisir ?
Vous pourrez acheter À FLEUR DE LUMIÈRE en cliquant sur ce lien👇 Merci 🌸

23.01.2026
Les livres sont emballés, mis sous enveloppe et prêt à être déposés à La Poste 🚀

22.01.2026
Signatures des 160 exemplaires du livre À FLEUR DE LUMIÈRE par l’auteur _🖋

13.01.2026
Le livre À FLEUR DE LUMIÈRE est en cours d’impression.
Nous sommes tenus en haleine ❤️

11.01.2026
La campagne du livre À FLEUR DE LUMIÈRE est terminée !
Grâce aux 117 contributrices et contributeurs, le livre a atteint 136% de son financement, et 160 livres seront imprimés en édition de collection, limitée, numérotée et signée avec un cachet à froid de l’Éditeur Corridor Éléphant.

06.01.2026
La campagne s’est tout à coup envolée.
Elle vient d’atteindre 118% !!! Merci infiniment.
Elle se termine le 10.01 à minuit. Croisons les doigts pour qu’elle continue sur cette très belle ascension.

01.01.2026
Je vous souhaite une Bonne Année et vous présente tous mes vœux pour 2026 !
Grâce à vous, de près ou de loin, le livre prend son envol sur 2026 avec 96% de son financement. Merci beaucoup !

23.12.2025
La maquette du livre a été imprimée. Il est beau et il vous plaira.
Merci à vous toutes et tous qui avez porté le livre à 80%. Merci !
Je vous souhaite un très Joyeux Noël 🎄✨

Crédit photo, mon épouse 💕

02.12.2025
La CAMPAGNE OFFICIELLE de financement du livre À FLEUR DE LUMIÈRE a commencé !

23.10.2025
La pré-campagne en AVANT PREMIÈRE du 30.09 au 05.10.2025 a réuni 28% du financement du livre. Merci infiniment pour cette pierre fondatrice !

30.09.2025
Le livre À FLEUR DE LUMIÈRE est présenté en AVANT PREMIÈRE à l’occasion de l’exposition d’ouverture de l’ATELIER de La Grande Vitrine « Spirituelles Odyssées » de Éric PETR, du 30.09 au 05.10.2025.


À Fleur de Lumière est une monographie publiée en édition limitée, numérotée, signée par l’artiste et certifiée par un cachet à froid de la maison d’édition Corridor Éléphant.

Son financement participatif s’effectue par pré-achat sur HelloAsso.com, une entreprise solidaire d’utilité sociale française créée en 2009. HelloAsso permet, pour tout don effectué ou l’achat d’une photographie de ce livre, de bénéficier d’une déduction fiscale de 66%.

Le guide de contribution du livre, pas à pas : PDF

À PROPOS DU LIVRE

Ce livre sera imprimé en janvier 2026, et expédié début février.
L’impression sera réalisée sur un papier semi-mat de 170 g, avec une couverture souple de 400 g, pelliculée mate. Un format 21×15 cm, avec une ouverture en paysage, a été choisi pour accueillir, avec un maintien agréable, les 152 pages et les 108 photographies présentées par l’auteur.

L’ouvrage offre un aperçu de quatre décennies de recherche photographique et je suis heureux de les partager avec vous par le biais de cette très belle édition.

Le mot de l’éditeur

La photographie d’Éric Petr n’est ni une photographie attendue, ni la photographie telle qu’on l’entend. Elle se défie du sens, se moque des règles, se joue des ombres. Elle ne raconte rien ou si peu. Elle ridiculise les phrases trop longues, les descriptions qui s’égarent, les variantes qui se confondent. Elle montre ce que l’on n’ose regarder : le temps. Et avec lui, la multitude des dimensions qui l’entrecroisent.
Le travail d’Éric Petr ne montre pas, il saisit. Davantage que des figures géométriques ou des trainées de lumières qui se superposent, l’artiste fige cet invisible tangible, cet « abstrait, constant et présent ».

ÉRIC PETR A UNE RELATION DYNAMIQUE À LA LUMIÈRE

Exposition « Spirituelles Odyssées » pour l’ouverture de l’Atelier de La Grande Vitrine à Arles le 30 sept. 2025

Éric Petr a une relation dynamique à la lumière

La subtilité de ses prises de vues provoque une sorte d’intensité dramatique à la fois intangible et impalpable qui apportent à l’image à la fois du mystère et de l’étrangeté, comme un éclairage spirituel qui émerge de la nuit des temps.

Il traite l’apparition comme un espace intérieur et met au défi le spectateur de produire les efforts nécessaires pour la saisir.

La sensation immatérielle de ses images nous renvoie à un espace infini sans repères spatiaux ou temporels qui, comme ses apparitions, produisent une expérience perceptuelle qui nous envahit.

Il matérialise une distorsion du temps qui traverse l’espace, un rayonnement émanant et une sensation de transcendance.

Ses expérimentations interrogent le conditionnement du regard à la forme, l’approche au réel autant qu’à l’abstraction.

Ana Sartori

Texte présenté pour l’exposition « Spirituelles Odyssées » lors de l’ouverture de l’Atelier de La Grande Vitrine à Arles le 30 septembre 2025.

Atelier de La Grande Vitrine

124 Quai de Trinquetaille, Arles

OUVERTURE DE L’ATELIER DE LA GRANDE VITRINE À ARLES

OUVERTURE & VERNISSAGE
mardi 30 septembre [17h 〜 20h]

EXPOSITION
SPIRITUELLES ODYSSÉES D’ÉRIC PETR

30 septembre > 5 octobre 2025
[11h 〜 19h]

Patrick Searle, Ana Sartori et Éric Petr, fondateurs, sont heureux de vous annoncer l’ouverture d’un nouvel espace au 124 Quai Trinquetaille à Arles :

l’ Atelier de La Grande Vitrine

Un lieu de diffusion culturelle et de création dédié à l’ART avec une programmation pluridisciplinaire, un espace d’échanges et de transmission.

À l’occasion de cet événement, j’aurai le plaisir de vous présenter, conjointement avec l’Atelier de La Grande Vitrine, une monographie À Fleur de Lumière en édition limitée. Une invitation à souscrire, en avant-première, aux premiers exemplaires de cet ouvrage et à participer aux fondations de cette édition.

POURQUOI LA PHOTOGRAPHIE EST BIEN PLUS QU’UN SIMPLE CLICHÉ ?

La photographie ne se réduit pas à l’acte de prise de vue

Lorsqu’elle est exposée, éditée ou publiée, elle porte derrière elle un long travail, beaucoup de passion et un véritable investissement humain, temporel et financier.

Si la photographie existe, c’est aussi grâce à celles et ceux qui la soutiennent : amateurs, passionnés, collectionneurs, professionnels, mais aussi les photographes et artistes eux-mêmes qui la défendent au quotidien.

Cependant, pour que toutes ces belles images que l’on découvre gratuitement sur les réseaux sociaux puissent continuer à exister, il est essentiel d’apporter un soutien, à sa manière, aux photographes. Acheter une carte postale, un livre, une petite photo en édition limitée ou encore une œuvre d’art selon ses moyens, c’est contribuer à la survie de la photographie d’art dans un monde où l’on s’habitue à « voir sans payer ».

Il n’y a pas de petite contribution : même 5 euros investis dans une édition participative pour encourager un artiste constituent déjà un geste fort et engagé.

Je vous remercie sincèrement, vous qui avez acheté ou investi 5 euros dans mon livre SPIRITUELLES ODYSSÉES, paru en février 2017 aux Éditions Corridor Éléphant introduit par un magnifique texte de Jean-Paul Gavard-Perret de sept pages.

Votre soutien m’a profondément aidé et accompagné dans mon parcours de photographe émergent. Merci !!!

À propos de la monographie
SPIRITUELLES ODYSSÉES

Cliquez sur l’image pour l’agrandir et faciliter la lecture du texte

Il y a encore quelques exemplaires disponibles, avant la fin définitive du stock.
Les achats sont possibles directement sur mon site, au prix de 42 €

BIEN CHOISIR SON SCANNER FILM PHOTO

Photo © Éric Petr – Cimetière de Yanaka Tōkyō 2024 – Nikon F3, Nikkor 50mm f1.8 Pancake, Film Ektar 100, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

・Les photographies ont été numérisées avec un Noritsu HS-1800
・Vous pouvez cliquer sur l’image pour en voir le détail
・Ces images de 30 Mo de pixels ont été réduites à 1326x2000px

Je m’y suis intéressé en profondeur et avec beaucoup d’attention il y a deux ans, car je souhaitais acquérir un scanner pour numériser mes films photographiques 35 mm.

Étant un peu perfectionniste, mes recherches m’ont rapidement orienté vers des scanners à 18.000 euros… et je me suis rendu à l’évidence : il me faudrait scanner mille films pour rentabiliser un tel investissement. Cela dit, si vous scannez trois pellicules par jour, cela peut s’avérer rentable à long terme.

Voici donc un retour sur les notes que j’avais prises à l’époque concernant les différents types de scanners. Cela pourra peut-être constituer un point de départ pour votre propre réflexion, car il n’y a pas à proprement parler de mauvais matériel, mais seulement des choix plus ou moins adaptés à vos besoins.

Les grandes familles de scanners

1.       Les scanners à plat

Ex. : Epson Perfection V850

Ils sont polyvalents, d’assez bonne résolution et faciles à utiliser. Ils permettent également la numérisation de documents de tailles variées (tirages papier, films, etc.). Toutefois, même les meilleurs modèles de cette catégorie restent bien en deçà des performances des meilleurs scanners de films dédiés.

2.       Les scanners de films dédiés

Ex. : Nikon CoolScan, Plustek OpticFilm, Reflecta

Ils sont conçus exclusivement pour certains formats (souvent 35 mm ou moyen format), ce qui explique leur nom. Ils offrent généralement une haute résolution, une bonne DMax, un excellent piqué et un grain bien défini. Leur rapport qualité-prix est souvent intéressant.

3.       Les scanners à tambour

Ex. : Heidelberg Tango, Aztek Premier

Ce sont les meilleurs du marché, offrant une qualité exceptionnelle grâce à une très haute résolution (8 ou 11.000 dpi) et une DMax de 5.0 impressionnante. En revanche, ils sont extrêmement coûteux (30 à 60.000 €), très lents, complexes à manipuler, et nécessitent un environnement de travail professionnel. Ce sont des machines réservées à un usage expert.

4.       Les scanners de laboratoire

Ex. : Fuji Frontier SP-3000 / SP-500, Noritsu HS-1800

Conçus pour les laboratoires photo, ils sont rapides, puissants, conçus pour du traitement en grande quantité, tout en maintenant une très bonne qualité d’image. Ils offrent une résolution optique élevée et une bonne DMax, mais sont encombrants, onéreux et peu adaptés à une utilisation individuelle.

5.       Les scanners dits « à tambour virtuel »

Ex. : Hasselblad Flextight X5

Ils utilisent un procédé de courbure du film dans un arc sous tension, comme s’il était enroulé autour d’un tambour virtuel. Le scan est ensuite effectué ligne par ligne avec une très grande précision optique. Ce sont aujourd’hui les meilleurs scanners accessibles à un photographe individuel, sans atteindre totalement les performances d’un vrai scanner à tambour. Leur prix reste néanmoins 10 fois supérieur à celui des meilleurs scanners dédiés… pour une qualité qui, elle, ne sera pas 10 fois meilleure. C’est précisément ce fossé qui sépare l’amateur exigeant du professionnel de très haut niveau.

Quelques notions techniques à connaître

•        La DMax (ou densité optique)

Elle désigne la capacité du scanner à différencier les zones les plus sombres d’une image. Plus la DMax est élevée, plus les nuances dans les ombres profondes seront détaillées. Cela permet également une restitution plus riche des demi-tons. Pour un scanner, une DMax de 4.0 est déjà très bonne ; au-delà, on atteint des performances professionnelles. La DMax annoncée par les fabricants est souvent théorique. Par exemple, un Scanner annoncé à DMax 4.0 aura peut-être une densité utile légèrement inférieure. Il est donc bon de lire des tests indépendants.

•        Le DPI (ou PPP, points par pouce)

Le « dots per inch » est l’unité qui détermine la finesse de numérisation. Plus cette valeur est élevée, plus les détails seront fins. Attention cependant : les fabricants annoncent souvent des résolutions numériques gonflées. Ce qui importe réellement, ce sont les dpi optiques. Par exemple, un scanner peut être vendu pour 7200 dpi, mais en réalité ne produire que 3600 dpi utiles en raison de la qualité de l’optique et du capteur. Il faut donc se méfier des chiffres marketing.

•        Les logiciels de traitement

Les scanners sont généralement livrés avec un logiciel de base. Pour une qualité optimale — notamment pour éliminer les poussières, taches ou rayures — il est parfois nécessaire d’acquérir un logiciel professionnel, comme SilverFast AI Studio, qui peut coûter jusqu’à 500 €. Cette dépense est à prendre en compte dans le budget global.

•        Les temps de numérisation

Ils varient énormément d’un modèle à l’autre : de moins d’une minute à plus de 20 minutes par image en haute définition. Si vous avez un grand volume de films à numériser, ce critère devient essentiel.

Une sélection de bons scanners pour vous

Je ne parlerai ici que des scanners susceptibles de produire des images de qualité supérieure.

Je vous propose un classement de scanners film photo que je m’étais fait selon mes propres critères, mais qui je l’espère vous aidera à vous faire votre propre avis.

Aussi, je ne saurais trop vous conseiller, si vous souhaiter aller plus loin après la consultation de cet article, la lecture approfondie du site ScanDig où vous trouverez un enseignement sur la technologie des scanners et des différentes catégories mais aussi, la présence de fiches très détaillées avec un examen technique très précis sur les scanners présents sur le marché.

Aperçu et fiche techniques sur les marques et modèles de scanners
www.filmscanner.info/fr/FilmscannerTestberichte.html

Conseils à l’achat d’un scanner
www.filmscanner.info/fr/Filmscanner.html

Photo © Éric Petr – Asakusa, Tōkyō 2024 | Nikon F3T, Nikkor H-85 f1.8, Film Kodak 400TMax, Scanner Noritsu-HS 1800 – Olab Photo Marseille

Epson Perfection V850

ÉlémentValeur / Description
Résolution optique6400 dpi (films) / 4800 dpi (photos)
DMax4.0 (optique réelle)
Taille de fichier~90 Mo par image 35 mm en TIFF 48 bits, jusqu’à 1,3 Go pour le 4×5″ avec fluid mount
Profondeur couleur48 bits en couleur, 16 bits en niveaux de gris
Fidélité colorimétriqueBonne après calibration IT8 ; sinon possibles dérives (magenta, etc.)
Temps de scan HD~1 à 2 min par image 35 mm (qualité « Best »)
Support film35 mm, 120, 4×5″ ; support fluid mount disponible
Facilité d’usageMoyenne : supports rigides, calibration utile, apprentissage nécessaire
AvantagesPolyvalence, support multi-format, ICE, LED ReadyScan, logiciels inclus
InconvénientsMoins bon piqué et rendu couleur que les scanners dédiés 35 mm, supports fragiles, lent
Prix~1 100–1 400 € TTC (environ 1 300 USD)

Plusteck 8200i Ai

ÉlémentDétail
Résolution réelle (dpi)Environ 3200 à 3400 dpi (malgré les 7200 dpi annoncés)
DMax3.6 à 4.0 (dépend du contraste du film)
Taille du fichier (Mo)En TIFF 16 bits couleur : ~50 à 70 Mo / image 24×36 à 3600 dpi
Couleur / Profondeur48 bits couleur (16 bits par couche RVB)
Fidélité des couleursBonne si bien calibré via SilverFast Ai Studio + IT8 (profil ICC)
Temps de scan HD3 à 8 min par image (selon les options activées : ICE, 16 bits…)
Support film35 mm uniquement (négatifs couleur, N&B, positifs)
Difficulté d’utilisationMoyenne : logiciel SilverFast puissant mais complexe à maîtriser
Prix~550 à 650 €

Reflecta RPS 10S

ÉlémentDétail
Résolution optique annoncée10 000 dpi
Résolution réelle (utile)~4 100 dpi (~22 MP) — soit environ 41 % du nominal
Plage dynamique (DMax)~4.2 (optique réelle) 
Taille fichier estiméePour un scan à ~4100 dpi en TIFF ou DNG : 100–200 Mo selon comp. et bit depth
Couleur / Profondeur48 bits couleur (16 bits par canal) avec sortie RAW DNG possible
Fidélité des couleursTrès bonne avec MagicTouch (correction matérielle poussières/rayures), calibration AutoColor possible via SilverFast 
Temps de scan (35 mm HD)≈ 1 min à 5000 dpi, ≈ 3 min à 10 000 dpi, en 48 bits couleur 
Support filmNégatifs 35 mm bandes ou rouleaux (jusqu’à 40 images automatiquement), diapositives montées (jusqu’à 3,2 mm)
Difficulté d’utilisationMoyenne : auto‑charge + autofocus, interface CyberView simple, mais SilverFast recommandé pour qualité pro
Prix950 – 1 230 €
Photo © Éric Petr – Mitsumine 2024 | Nikon F3, Nikkor H-85 f1.8, Film Kodak Color plus 200, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

Nikon CoolScan 5000 ED

ÉlémentValeur / Description
Résolution réelle (optique)4000 dpi (≈ 3900 dpi réels)
DMax (plage dynamique)**≈ 4.8 **, très élevé pour un scanner dédié desktop 
Taille fichier (Mo)~20–25 Mo en JPEG, ~80–100 Mo en TIFF 16 bits 48 bits couleur (~24 MP) 
Couleur / profondeur48 bits couleur, 16‑bit A/D interne, sortie en 8 ou 16 bits 
Fidélité des couleursExcellente : rendu saturé, précis, avec correction automatique (Digital ROC, GEM, DEE) et autofocus par image 
Temps de scan HD≈ 20–60 s par image selon fonctionnement ICE, autofocus, mode scan, prévisualisation incluse (~1:11 min en 4000 dpi avec ICE)
Support filmBande 35 mm (max. 6 vues/frame module), diapos montées, adaptateur SA‑30 pour film en rouleau (ADF), diapos SF‑210 pour lots 
Difficulté d’utilisationMoyenne à élevée : nécessite compatibilité logiciel (VueScan, SilverFast) ou OS ancien (NikonScan sous Windows XP/7), réglages cadrage, offset, ICE 
Prix d’occasion seulement / Fabrication stoppée en 20101 500 à 2 500 € selon état, accessoires et modules

Hasselblad Flextight X5

CritèreValeur / Description
Résolution réelle (dpi)8000 dpi optiques (35 mm), 3200 dpi moyen format, 2040 dpi grand format (4×5″) 
DMax (plage dynamique)≈ 4.9 (réelle) – l’une des plus élevées du marché 
Taille fichier (~TIFF 48 bits)Environ 300 Mo pour un scan 35 mm en portrait à ~8000 dpi, selon les retours utilisateurs 
Couleur / Profondeur48 bits couleur, 16 bits par canal RVB, sortie en TIFF ou format RAW natif (.fff) 
Fidélité des couleursTrès haute : rendu neutre, précis, calibrable via FlexColor. Pas d’interpolation, objectif Rodenstock de qualité, autofocus efficace. Certains utilisateurs parlent d’un rendu légèrement plus sombre, sans perte de détail
Temps de scan HD (35 mm)~1 min à 5000 ppi, ~1:50 min à 8000 ppi sur ordinateur puissant (Intel i7, 8 GB RAM)
Support filmFormats : 35 mm, moyen format, 4×5″ ; alimentation batch pour 6 à 60 vues selon support utilisé ; détection automatique des cadres, nettoyage FlexTouch intégré 
Difficulté d’utilisationNiveau moyen à élevé : nécessite un bon ordinateur (Hot FireWire), logiciel FlexColor (32 bits) ou virtualisation, maintenance spécifique 
Avantages– Résolution optique maximale non interpolée
– DMax exceptionnelle
– Très rapide pour sa capacité (jusqu’à 300 Mo/min)
– Très fidèle, très précis
– Pas d’huile, sans verre, montage sans risque
– Autoscanning par lot, autofocus, nettoyage intégré FlexTouch
Inconvénients– Prix très élevé (~18 000 €)
– Nécessite logiciels et configuration ancienne / virtualisée
– Compatibilité FireWire, matériel daté
– Entretien exigeant, support technique rare dans certaines régions 
Remarques diverses– Ne produit pas de fichiers > 1 Go pour du 35 mm : fichiers typiques ~300 Mo max (<1 GB).
– Certains utilisateurs notent que cette qualité – bien que visible au crop – correspond rarement aux besoins pratiques au-delà de 4000 dpi.
– Certains labs le proposent en scan à la demande autour de 7–8 € image (Europe), ou de 20–40 $ (États-Unis)
Prix indicatif (2025)Neuf ou reconditionné ~ 17 ou 18 000 €
Labo services variables  :
7 〜 30 € le Scan selon volume

Pourquoi ne pas faire scanner ses films par un Labo ?

Au vu des prix, la question mérite d’être posée.
Comme je le mentionne en début d’article, si vous scannez trois films par jour, l’achat d’un Hasselblad X5 peut être rentabilisé en une seule année.

Photo © Éric Petr – Tennozu Isle, Tōkyō 2024 | Nikon F3, Nikkor H-85 f1.8, Film Ektar 100, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

En revanche, si votre production se limite à une centaine de films par an, alors plutôt que d’investir dans un scanner de qualité moyenne, pourquoi ne pas vous offrir — pour un coût moyen de 18 euros par film — une numérisation haut de gamme, équivalente à celle d’un Nikon CoolScan 5000 ED ?

Si vous êtes sur Marseille, je vous recommande le laboratoire photo OLAB, qui travaille avec un Noritsu HS-1800, un excellent scanner de laboratoire.
OLAB > www.olabphoto.com

Jugez plutôt par vous-même des caractéristiques de ce matériel haut de gamme.

Noritsu HS-1800

CritèreValeur / Description
Résolution réelle (dpi)~4000–4500 dpi
(ex: 4492 × 6774 px pour 35 mm)
DMax (plage dynamique)Non spécifié officiellement ; utilisateurs estiment autour de 4.0 comparé au Fuji Frontier (~3.9)
Taille fichier~20 Mo pour 5 Mpx (~2048×2796) ; peut varier jusqu’à ~100 Mo en TIFF haute résolution
Couleur / profondeur48 bits couleur, sortie possible en TIFF ou JPEG en batch
Fidélité des couleursNeutre, tons chair naturels, bon rendu B&W, légèrement plus « plat » que le Frontier selon certains
Temps de scan HDTrès rapide : jusqu’à 2200 images/heure en n/basse rés ¹ (~1–2 s par image), pour haute résolution quelques secondes par image
Support filmFilms 35 mm et 120 (4.5 × 6 → 6 × 9) via carriers AFC-II, diapositives incluses
Difficulté d’utilisationMoyenne : se pilote avec EZ Controller, nécessite opérateur (chargement automatique, peu de réglages)
Avantages– Très rapide
– Bonne résolution
– Rendu neutre, excellent pour B&W
– ICE intégré
Inconvénients– DMax modéré
– Moins de contrôle couleur que chez Fuji
– Qualité dépend de l’opérateur
Remarques diversesTrès apprécié en labo : “tons plus neutres” et “meilleur pour B&W” ; dépend du bon opérateur
Prix indicatifEnviron 13 000 – 16 000 € 
(occasion / reconditionné)
Photo © Éric Petr – Mashiko 2024 | Nikon F3, Nikkor H-85 f1.8, Film Ektar 100, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

AMOUR DISPONIBLE SUR ARTMAJEUR GALLERY

Récit photographique AMOUR © Éric Petr

J’ai le plaisir de proposer des photographies emblématiques en édition limitée de mon récit photographique AMOUR, capté dans la nuit profonde de la Sainte-Baume lors de la procession de Noël.

Ces image, entre abstraction et impressionnisme, témoignent de l’énergie collective d’un moment de foi et de silence, où les corps en marche se fondent dans les ombres et les lumières de la forêt.

Vous pouvez acquérir ces photographies sur ma galerie officielle hébergée par Artmajeur Gallery, une plateforme internationale dédiée à l’art contemporain.

Parmi celles-ci, je propose aujourd’hui cette œuvre qui est vendue sans encadrement, pour laisser à chacun la liberté de l’intégrer dans son propre espace, selon son goût et sa sensibilité. Le tirage est réalisé sur papier d’art de haute qualité, fidèle à ma démarche artistique : respect de la matière, de la lumière et du moment capté.

Artmajeur Gallery | Amour 0xB0DD1301

CE QUI AURAIT PU ÊTRE UNE EXPOSITION À NITERÓI AU BRÉSIL

Arc-en-Ciel 0xD81EFD44 (2022) | Impression sur Dibond (60x90cm) #5/5
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Dialogues sur l’art abstrait
Hors les Murs  ]RN structure[

Ce 5 juillet 2025 aurait dû être le vernissage de l’exposition Hors les Murs de ]RN structure[ à l’« Espaço Cultural Niterói », dans le somptueux Palácio dos Correios surplombant la baie de Rio de Janeiro.

Malheureusement, en raison de complications administratives, dépassant même les motivations les plus sincères, ce projet a dû être annulé malgré l’enthousiasme, la persévérance et la ténacité déployés pour mener à bien une exposition aussi merveilleuse que prestigieuse.

Quand les rouages de la bureaucratie ne vibrent pas à l’unisson avec la noble idée que l’art ne connaît pas de frontières, on atteint ce que j’appellerais une forme de sclérose étatique.

Nous aurions dû être 51 artistes plasticiens des Réalités Nouvelles à exposer du 5 juillet au 16 août 2025 au Brésil, face au Christ Rédempteur, autour du thème inspirant : « Dialogues sur l’art abstrait ». Mais il en a été autrement.

Je suis toutefois heureux de partager avec vous les deux œuvres photographiques que j’avais préparées pour cette exposition, et qui n’ont pas pu elles non plus franchir les frontières.

Elles ont désormais rejoint la galerie Artmajeur, et je vous invite à les découvrir en détail en cliquant sur chaque image.
Artmajeur gallery | Éric Petr

Je vous souhaite un magnifique été ou hiver pour vous qui habitez dans l’hémisphère sud. 

Abstract Angel 0x3866AD02 (2024) | Impression sur Dibond (23x15cm) #1/5
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Espaço Cultural Correios Niterói

Situé au cœur de Niterói, face à la baie de Rio de Janeiro, l’Espace Culturel Correios est l’un des lieux emblématiques de la scène artistique brésilienne. 

Dédié à la promotion de la création contemporaine, cet espace soutient activement les artistes émergents et confirmés, tant locaux qu’internationaux. Il s’inscrit dans une dynamique d’ouverture, de dialogue interculturel et de diffusion des arts visuels sous toutes leurs formes. 

En accueillant des expositions ambitieuses, des résidences et des projets hors les murs, le Centro Cultural dos Correios affirme son engagement en faveur d’une culture vivante, accessible et tournée vers l’avenir.

COMPRENDRE LA COMPATIBILITÉ DES OBJECTIFS NIKKOR F NON-AI & AI-S

Les objectifs Nikkor F Non-AI ou Pré-AI, bien qu’ayant une monture physiquement identique à celle des modèles AI et AI-s, ne sont pas toujours compatibles électroniquement ni mécaniquement avec les boîtiers Nikon plus récents, notamment numériques, en raison de l’absence de couplage automatique du diaphragme.

Un petit éclairage… ? Alors, allons-y !

Tout d’abord, faisons un petit résumé sur l’évolution des appareils Nikon depuis la création de la firme Nippon Kōgaku Kōgyō en 1917.

Le nom Nikkor (ニッコール) a été déposé en 1931 par Nippon Kōgaku Kōgyō pour désigner sa ligne d’objectifs photographiques de haute précision.
Dans les années 1930 et 1940, ces objectifs ont été notamment utilisés par la société Canon (alors Seiki Kōgaku) pour ses premiers appareils, comme le Hansa Canon, tandis que Leica et Contax utilisaient exclusivement leurs propres optiques allemandes.

Ce n’est qu’en 1948, que la firme Nippon Kōgaku Kōgyō (depuis 1988 rebaptisée Nikon), a sorti son premier appareil photographique.

À ce sujet, je vous invite à consulter mon article :

Le premier appareil photographique Nippon Kōgaku Kōgyō, fut le Premier NIKON ー LE MODELE 1 ー et non, le Nikon 1 qui est un hybride numérique de 2011.
Le NIKON MODELE 1 est sorti officiellement en mars 1948.
C’était un télémétrique au format 24×32 mm, équipé d’un objectif Nikkor 50 mm f/3.5 à baïonnette. Sa mise au point s’effectuait par estimation de distance, car il ne possédait pas encore de télémètre couplé. Il a été produit à environ 700 exemplaires et en fait une pièce de collection exceptionnelle !

Suivi du Nikon M, en 1949, avec 17.000 appareils sortis de l’usine, le format du boîtier s’est légèrement agrandi avec son nouveau 24x34mm.

Un an plus tard, en 1950, c’est le Nikon S qui fait la renommée internationale de la firme avec plus de 37.000 exemplaires vendus. Le Nikon S sans changer son format de 24x34mm fut proposé avec 3 objectifs fixes : 35mm f2.5, 50mm f1.4 et 85mm f1.5.

Mais c’est en 1953 que le Nikon S2, apparaît sur le marché avec une véritable avance technologique sur son temps : une vitesse d’obturation à 1/1000e de seconde, un viseur télémétrique au rapport 1 et collimaté, et enfin un format de film 24x36mm standardisé aux standard Kodak et Kodachrome. Bénéficiant d’une gamme d’objectifs de la série S, il devient très prisé des photographes et près de 60.000 exemplaires furent vendus.

Puis la gamme des appareils télémétriques s’étendra au Nikon S3, Nikon S4, et enfin au Nikon SP sorti en 1957 pour réagir à la sortie du Leica M3 (1954) qui introduisait sa monture M à baïonnette, remplaçant celles à vis des Leica L39, M39, M42).
Le Nikon SP est une véritable prouesse technologique qui fera définitivement la renommée de Nippon Kōgaku Kōgyō.

Tous ces appareils, de 1948 à 1957, étaient à visée télémétrique. Ce qui signifie que le cadrage de l’image se faisait depuis une lentille de visée appelée « télémètre », située tout à côté de l’objectif, mais dont le principal défaut était de créer un décalage entre la visée de l’objectif et celle du télémètre, engendrant un effet de parallaxe, qui avait pour effet de produire des images dont le cadre était légèrement différent de celui observé par le photographe au moment de la prise de vue.

En 1959, la firme Nippon Kōgaku Kōgyō sortit son premier et légendaire Nikon F au format 24x36mm à visée réflexe que nous connaissons aujourd’hui, et sa nouvelle gamme d’objectifs à monture F dotés d’un couplage boitier/objectif permettant de les faire communiquer entre-eux pour obtenir des réglages plus rapides. De plus, un obturateur en titane, au lieu du fragile tissu, apporta une durabilité dans la précision et la fiabilité de la prise de vue.

Bien que la visée réflexe ait été mise en œuvre en 1933 avec la marque Allemande Exakta, et connue depuis la fin du XIXe siècle, elle demeurait onéreuse et compliquée dans l’utilisation. Elle s’est cependant rapidement répandue à toute les marques vers l’année 1959 avec un prisme en toit, permettant une visée directe à travers l’objectif, sans parallaxe ni inversion de l’image.

C’est ainsi que, depuis 1959, les objectifs Nikkor F utilisaient un système de couplage par « oreilles » en métal qui devait être manuellement aligné avec le posemètre des boîtiers Nikon. Une révolution !
C’est plus tard, en 1977, qu’un nouvel objectif révolutionnaire apparut, appelé Objectif AI (Automatic Indexing ou Indexation Automatique).
Les objectifs sortis entre 1959 et 1977, furent alors appelés « Objectifs Nikkor F Pré-AI ou non-AI » (Non-Automatic Indexing Nikkor F lenses), pour les différencier des nouveaux objectifs Nikkor F AI, puis Nikkor F AI-s à partir de 1981.

Ce système d’indexation automatique AI apportait une meilleure communication entre le boîtier et l’objectif, supprimant notamment le dispositif de bague de diaphragme avec des « oreilles » métalliques (rabbit ears) qui devaient être manuellement accrochées au boîtier en le faisant tourner de butée en butée pour que l’appareil « comprenne » l’ouverture maximale de l’objectif.
Il apportait aussi un couplage direct avec le boîtier grâce à une came AI située sur la bague de diaphragme, qui transmettait l’ouverture maximale de l’objectif au posemètre. Le changement d’objectif s’en est trouvé également facilité, et l’exposition fut rendue plus fiable.

Si les objectifs AI et AI-s fonctionnent avec une grande majorité de boîtiers numériques, même ceux de la série des Nikon Z avec une bague d’adaptation FTZ modifiée, il n’en est pas ainsi de même pour les objectifs Non-AI ou Pré-AI.

Quelles sont les appareils Nikon compatibles ou non avec Non-Ai ou AI ?

Boîtiers Nikon Pré-AI

Nikon F (1959)
Nikon F2 (1971)
Nikon Nikkormat FT (1965) ー FTN (1967) ー FT2 (1975)
Nikon EL (1972)

Boîtiers Nikon AI et AI-s compatibles Non-AI

Nikon Nikkormat FT3 (1977)
Nikon EL2 (1977)
Nikon FM (1977)
Nikon FE (1978)
Nikon F3 (1980) & F3T
→ peuvent être utilisés avec des objectifs Non-AI uniquement en mesure à ouverture réelle (stop-down metering), c’est-à-dire en fermant manuellement le diaphragme à l’ouverture de prise de vue. Il est impératif, dans ce cas, de replier le levier de couplage AI (aussi appelé levier de came photométrique) vers l’extérieur du boîtier afin d’éviter tout risque de dommage mécanique lors du montage de l’objectif Non-AI, qui n’est pas prévu pour l’actionner. Pour repousser ce levier, vous devez appuyer sur un petit bouton pressoir tout à côté, et qui permet son repli.

Boîtiers Nikon AI et AI-s non compatibles Non-AI

Nikon FM2 (1982)
Nikon FE2 (1983)
Nikon F301 (1985) : appelé N2000 aux États-Unis, et 1er Nikon en avance film automatique
Nikon FA (1988)
Nikon F5 (1996)
→ ne peuvent pas être utilisés avec des objectifs Non-AI car leur levier de couplage AI est non escamotable (repliable).

Boîtiers Nikon Numérique ou DSLR compatible Non-AI

Nikon Df (2013) → Le seul reflex numérique conçu pour accepter les objectifs Non-AI grâce à son levier de came repliable, tout comme sur les Nikon F3, FM, FE, EL2 et FT3.

Pour permettre la mesure d’exposition avec ces objectifs, il est nécessaire de saisir manuellement dans le menu de l’appareil la focale et l’ouverture maximale de chaque objectif. Le Nikon Df peut mémoriser jusqu’à 9 objectifs manuels (AI, AI-s ou Non-AI modifiés ou non).

En mode A (priorité ouverture) ou M (manuel), la mesure se fait par correspondance entre la valeur de diaphragme choisie sur la bague de l’objectif et celle indiquée par l’appareil (précédemment réglée via les menus).
L’appareil ne lit pas automatiquement la position de la bague de diaphragme sur un objectif Non-AI, mais utilise les informations mémorisées pour calculer l’exposition. En mode M, il faudra ajuster manuellement le temps de pose en fonction de l’ouverture sélectionnée sur l’objectif mais sans faire de stop-down metering manuel.

Boîtiers Nikon Numérique ou DSLR non compatible Non-AI mais compatibles AI

Pour tous les boîtiers Nikon de la gamme pro numérique (D200, D700, D800, etc.) sont compatibles avec AI / AI-s et permettent même la mesure matricielle si les infos sont entrées manuellement (ou à minima pondérée centrale).
Mais ils ne sont pas compatibles avec les objectifs Non-AI !

Boîtiers Nikon Numérique ou DSLR non compatibles Non-AI et AI-s

Les objectifs suivants sont uniquement destinés à l’utilisation des objectifs de génération numérique.
Nikon D3000, D3100, D3200, D3300, D3400, D3500
Nikon D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600

Modification des Objectifs Non-AI ou Pré-AI

Il existe plusieurs générations d’objectifs Nikkor, et si la monture F est restée physiquement inchangée depuis 1959, tous les objectifs ne sont pas nécessairement compatibles avec l’ensemble des boîtiers Nikon.

En particulier, les objectifs Nikkor F Non-AI ou Pré-AI, produits entre 1959 et 1977, ne disposent pas du système d’indexation automatique de l’ouverture (AI). Sur certains boîtiers récents — notamment numériques d’entrée de gamme — leur montage est même physiquement impossible ou peut endommager le levier de mesure d’exposition.

À partir de 1977, Nikon introduit la série AI (Automatic Indexing), suivie des AI-s en 1981. Ces versions assurent une meilleure communication mécanique avec les boîtiers, supprimant notamment les « oreilles » métalliques (rabbit ears) sur la bague de diaphragme. Sur les boîtiers modernes (y compris certains hybrides via bague FTZ), ces objectifs sont bien souvent encore utilisables, avec ou sans mesure automatique selon les modèles.

En revanche, les objectifs Non-AI peuvent être modifiés (AI-conversion) en limant ou usinant une portion de la bague de diaphragme pour créer une came AI. Ce travail peut être fait soi-même avec prudence, ou confié à un professionnel.