QUAND LE FILM SE PHOTOGRAPHIE LUI-MÊME : ENQUÊTE SUR UNE IMAGE FANTÔME ARGENTIQUE

Une image fantôme sur film argentique : réflexion, light piping ou phénomène optique ?

Ces photographies argentiques ont été prises tout récemment avec un film argentique dans le cadre de ma recherche sur l’image cinétique in situ [In Situ Kinetic Photography]. Vous pouvez explorer les différents articles de mon blog traitant de ce sujet, mais je vous résume ici ce que signifie cette technique. Il s’agit de l’exploration photographique d’un lieu ou d’une scène, prise sur une seule pose pendant plusieurs dizaines de secondes, voire quelques petites minutes. Une sorte de mini-film enregistré sur une seule vue.

J’aime beaucoup cette pellicule Kodak Color Plus 200, qui produit des couleurs chaudes et un petit côté rétro. Il n’y a pas une dynamique éclatante avec ce film, mais une douceur légèrement surannée, avec des couleurs chatoyantes.

Quoi qu’il en soit, si j’écris cet article et que je présente ces quatre photographies argentiques qui font partie d’un ensemble plus conséquent, c’est que l’une d’entre elles présente un phénomène peu habituel en photographie, nommé « image fantôme », ou en anglais « ghosting » ou « ghost image ».

Ce que vous voyez ici n’est pas un artefact de numérisation ou de traitement de l’image, mais un phénomène physiquement inscrit sur le négatif lui-même. Il s’agit en tout cas d’un phénomène inhabituel dans ma propre pratique de la photographie argentique et que je rencontre expérimentalement pour la toute première fois.

Comme vous le constaterez, la partie perforée du film 35 mm se retrouve mêlée à l’image dans un effet de superposition et s’affiche de manière légèrement oblique.

Pour pouvoir se prêter à une analyse correcte, je dois préciser les conditions de la prise de vue et le type de matériel utilisé.

  1. Pour le matériel, il s’agit d’un Nikon F3T en excellent état, qui était monté pour l’occasion avec un objectif Nippon Kogaku Nikkor-Q 135 mm f/2,8 non-AI de 1965, à cinq lentilles.
  2. Le dos de l’appareil photographique est parfaitement étanche et ses joints sont pratiquement neufs. Ses charnières sont parfaitement alignées et ne laissent passer aucun jour. Son étanchéité est régulièrement contrôlée et irréprochable.
  3. Il s’agit d’un film Kodak Color Plus 200 ISO acheté récemment et stocké dans un appareil spécial destiné à la conservation des films en attendant leur utilisation.
  4. Cette prise de vue a été réalisée avec un temps de pose d’environ une minute, peut-être un tout petit peu plus.
  5. J’opercule toujours mon œilleton de visée lors de mes prises de vue et je me prémunis ainsi contre toute possibilité de lumière parasite pouvant créer un effet de voile lumineux pendant l’ouverture de l’obturateur.
  6. Le rembobinage du film s’est passé correctement et le capot n’a jamais été ouvert accidentellement lorsque le film était présent dans l’appareil. Celui-ci a été placé immédiatement dans sa boîte noire après avoir été extrait de l’appareil photographique.
  7. Vous voyez ici les photographies qui précèdent ou qui suivent celle mise en cause. Vous pourrez constater qu’aucune n’est affectée d’un quelconque voile lumineux ou artefact.

Ce contexte ainsi décrit rend très peu probable l’hypothèse mettant en cause une possible source de lumière qui fuirait par le capot arrière de chargement du film.

Car en effet, dans le cas d’une fuite de lumière par le capot de l’appareil photographique, cette lumière parasite aurait alors pu éclairer la pellicule par l’arrière et former une image très dégradée d’une structure située à proximité immédiate de la partie sensible du film, telle qu’un bord lumineux, un masque de fenêtre, un bord métallique ou encore une zone perforée adjacente.

Et dans cette hypothèse, les perforations que l’on voit sur la photographie en question, auraient pu alors participer indirectement à la formation de cette image fantôme (ghost image).

Je penche donc vers l’idée que le support du film lui-même (c’est-à-dire non pas la partie de l’émulsion sensible à la lumière, mais sa structure plastique transparente constituée de fines couches multiples), agit comme un élément du système optique et d’enregistrement de l’image.

Pour rappel, un film est composé de plusieurs couches, à savoir :

・La surface de l’émulsion ;
・Les interfaces entre couches ;
・Le support plastique transparent ;
・Les couches protectrices
・La couche anti-halo.

Je ne peux évidemment pas affirmer avec certitude quel mécanisme précis est responsable de cette étrange superposition mais deux hypothèses physiques me viennent à l’esprit.

Première hypothèse

La première hypothèse serait liée à un phénomène connu sous le nom de « light piping ».

Sous l’effet d’une source de lumière intense arrivant selon un angle oblique, celle-ci pourrait pénétrer par la marge transparente du film et s’y propager alors dans le support du film.

Les perforations du film pourraient en effet constituer une porte d’entrée à la lumière pour se propager à travers la structure du film jusqu’à la zone d’émulsion et y faire apparaître partiellement la géométrie des marges du film.

On pourrait concevoir le trajet que parcours la lumière de cette façon :

[scène] ~ [objectif] ~ [structure du film] ~ [émulsion du film] ~ [image]

Seconde hypothèse

La seconde hypothèse, plus spéculative mais particulièrement intéressante, serait celle d’une réflexion interne impliquant le film lui-même.

Sous l’effet d’un rayon lumineux intense arrivant selon une certaine inclinaison, cette partie non sensible et transparente du film située à proximité des perforations aurait pu être éclairée latéralement. Une fraction de cette lumière pourrait alors avoir été renvoyée à travers les différentes couches constituant le film, puis réfléchie vers surface de la lentille arrière de l’objectif, et enfin renvoyée en partie vers la surface sensible du film, créant ainsi cette superposition avec l’image photographiée.

Il est fort probable aussi que ce long temps de pose ait permis à la lumière de parcourir tout ce chemin et d’être rendue visible sur la photographie.  

Le trajet hypothétique pourrait alors être schématisé ainsi :

[scène] ~ [objectif] ~ [plan du film / structure du support] ~ [surface optique arrière] ~ [émulsion du film] ~ [image]

Dans cette hypothèse, le film ne serait donc plus seulement le support passif sur lequel l’image vient s’inscrire mais il participerait lui-même, par ses propriétés de transmission et de réflexion, à la construction de la photographie finale.

Bien entendu, il ne s’agit là que d’une hypothèse de ma part qui demanderait à être étayée par une expérimentation spécifique, en raison de la complexité des interactions entre les différents organes, pour pouvoir affirmer avec certitude le mécanisme exact qui est à l’origine de cette image fantôme. 

Cette image reste donc, pour l’instant, une énigme optique dont je ne peux déterminer avec certitude l’origine exacte.

Les conditions extrêmement particulières de sa réalisation, (à savoir une exposition d’environ une minute, la présence de sources lumineuses intenses et l’utilisation d’un ancien objectif à la formule optique différente des conceptions contemporaines), ont peut-être permis à un phénomène habituellement imperceptible de s’inscrire progressivement sur l’émulsion.

La première hypothèse, celle d’une propagation interne de la lumière dans le support du film, pourrait expliquer la présence de la structure perforée. 

La seconde, plus spéculative, envisage une succession de réflexions entre le plan du film et les surfaces optiques arrière de l’objectif, transformant momentanément le support photographique lui-même en un élément actif du système optique.

Ce qui me fascine dans cette expérience, c’est précisément cette possibilité : celle que le support destiné à recevoir l’image ait, pendant le temps de la pose, participé lui-même à la composition de l’image.

La photographie ne serait alors plus simplement la trace lumineuse d’une scène extérieure ; ceci, nous le savons déjà. Mais l’appareil, l’objectif, le type de film et jusqu’à la matérialité même du film seraient devenus, involontairement, des acteurs de l’image.

Un accident photographique, ça c’est sûr ! 

Mais aussi la révélation d’un phénomène transitoire qui met en lumière l’idée que le médium photographique peut se photographier lui-même 😉

À méditer… !

OLAB | LABO ARGENTIQUE MARSEILLE

Photographie Film Kodak UltraMax 400 by Éric Petr
Film Kodak UltraMax 400 | Tōkyō 2025 © Éric Petr

Le laboratoire OLAB est né de la passion de photographes profondément attachés aux valeurs de l’argentique.

Avec leur expertise et leur enthousiasme, ils ont su apporter à Marseille un lieu qui manquait sans doute aux amateurs comme aux professionnels de la photographie sur film.

Au fil des années, leur savoir-faire s’est enrichi pour proposer bien davantage qu’un simple laboratoire. Dans une boutique-galerie chaleureuse et soigneusement aménagée, on retrouve l’ensemble des services liés au développement et au tirage argentique, ainsi que la numérisation haute définition des films, réalisée notamment sur des scanners professionnels de référence comme le Noritsu HS-1800, capable de produire des fichiers de 30 mégapixels.

OLAB propose également des stages et des formations consacrés au développement et au tirage argentique, ainsi qu’un accès à son laboratoire et à son équipement professionnel pour les photographes souhaitant travailler en toute autonomie. 

Les passionnés apprécieront aussi la sélection d’appareils photographiques argentiques et d’objectifs rigoureusement choisis pour leur excellent état.

Le lieu accueille en outre une petite galerie mettant à l’honneur des photographes émergents de la région, ainsi qu’une belle sélection de livres d’auteurs-photographes. Une boutique complète l’ensemble avec un vaste choix de produits et de consommables, notamment des pellicules 35 mm et 120mm.

J’apprécie particulièrement la qualité des prestations, le professionnalisme de l’équipe et l’attention portée aux photographes en conseil et en accompagnement. 

Une adresse que je recommande sans hésitation à tous les amoureux de la photographie argentique.

Photographiquement vôtre !

OLAB Photo
6 rue des Trois Mages
13006 Marseille

www.olabphoto.com

BIEN CHOISIR SON SCANNER FILM PHOTO

Photo © Éric Petr – Cimetière de Yanaka Tōkyō 2024 – Nikon F3, Nikkor 50mm f1.8 Pancake, Film Ektar 100, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

・Les photographies ont été numérisées avec un Noritsu HS-1800
・Vous pouvez cliquer sur l’image pour en voir le détail
・Ces images de 30 Mo de pixels ont été réduites à 1326x2000px

Je m’y suis intéressé en profondeur et avec beaucoup d’attention il y a deux ans, car je souhaitais acquérir un scanner pour numériser mes films photographiques 35 mm.

Étant un peu perfectionniste, mes recherches m’ont rapidement orienté vers des scanners à 18.000 euros… et je me suis rendu à l’évidence : il me faudrait scanner mille films pour rentabiliser un tel investissement. Cela dit, si vous scannez trois pellicules par jour, cela peut s’avérer rentable à long terme.

Voici donc un retour sur les notes que j’avais prises à l’époque concernant les différents types de scanners. Cela pourra peut-être constituer un point de départ pour votre propre réflexion, car il n’y a pas à proprement parler de mauvais matériel, mais seulement des choix plus ou moins adaptés à vos besoins.

Les grandes familles de scanners

1.       Les scanners à plat

Ex. : Epson Perfection V850

Ils sont polyvalents, d’assez bonne résolution et faciles à utiliser. Ils permettent également la numérisation de documents de tailles variées (tirages papier, films, etc.). Toutefois, même les meilleurs modèles de cette catégorie restent bien en deçà des performances des meilleurs scanners de films dédiés.

2.       Les scanners de films dédiés

Ex. : Nikon CoolScan, Plustek OpticFilm, Reflecta

Ils sont conçus exclusivement pour certains formats (souvent 35 mm ou moyen format), ce qui explique leur nom. Ils offrent généralement une haute résolution, une bonne DMax, un excellent piqué et un grain bien défini. Leur rapport qualité-prix est souvent intéressant.

3.       Les scanners à tambour

Ex. : Heidelberg Tango, Aztek Premier

Ce sont les meilleurs du marché, offrant une qualité exceptionnelle grâce à une très haute résolution (8 ou 11.000 dpi) et une DMax de 5.0 impressionnante. En revanche, ils sont extrêmement coûteux (30 à 60.000 €), très lents, complexes à manipuler, et nécessitent un environnement de travail professionnel. Ce sont des machines réservées à un usage expert.

4.       Les scanners de laboratoire

Ex. : Fuji Frontier SP-3000 / SP-500, Noritsu HS-1800

Conçus pour les laboratoires photo, ils sont rapides, puissants, conçus pour du traitement en grande quantité, tout en maintenant une très bonne qualité d’image. Ils offrent une résolution optique élevée et une bonne DMax, mais sont encombrants, onéreux et peu adaptés à une utilisation individuelle.

5.       Les scanners dits « à tambour virtuel »

Ex. : Hasselblad Flextight X5

Ils utilisent un procédé de courbure du film dans un arc sous tension, comme s’il était enroulé autour d’un tambour virtuel. Le scan est ensuite effectué ligne par ligne avec une très grande précision optique. Ce sont aujourd’hui les meilleurs scanners accessibles à un photographe individuel, sans atteindre totalement les performances d’un vrai scanner à tambour. Leur prix reste néanmoins 10 fois supérieur à celui des meilleurs scanners dédiés… pour une qualité qui, elle, ne sera pas 10 fois meilleure. C’est précisément ce fossé qui sépare l’amateur exigeant du professionnel de très haut niveau.

Quelques notions techniques à connaître

•        La DMax (ou densité optique)

Elle désigne la capacité du scanner à différencier les zones les plus sombres d’une image. Plus la DMax est élevée, plus les nuances dans les ombres profondes seront détaillées. Cela permet également une restitution plus riche des demi-tons. Pour un scanner, une DMax de 4.0 est déjà très bonne ; au-delà, on atteint des performances professionnelles. La DMax annoncée par les fabricants est souvent théorique. Par exemple, un Scanner annoncé à DMax 4.0 aura peut-être une densité utile légèrement inférieure. Il est donc bon de lire des tests indépendants.

•        Le DPI (ou PPP, points par pouce)

Le « dots per inch » est l’unité qui détermine la finesse de numérisation. Plus cette valeur est élevée, plus les détails seront fins. Attention cependant : les fabricants annoncent souvent des résolutions numériques gonflées. Ce qui importe réellement, ce sont les dpi optiques. Par exemple, un scanner peut être vendu pour 7200 dpi, mais en réalité ne produire que 3600 dpi utiles en raison de la qualité de l’optique et du capteur. Il faut donc se méfier des chiffres marketing.

•        Les logiciels de traitement

Les scanners sont généralement livrés avec un logiciel de base. Pour une qualité optimale — notamment pour éliminer les poussières, taches ou rayures — il est parfois nécessaire d’acquérir un logiciel professionnel, comme SilverFast AI Studio, qui peut coûter jusqu’à 500 €. Cette dépense est à prendre en compte dans le budget global.

•        Les temps de numérisation

Ils varient énormément d’un modèle à l’autre : de moins d’une minute à plus de 20 minutes par image en haute définition. Si vous avez un grand volume de films à numériser, ce critère devient essentiel.

Une sélection de bons scanners pour vous

Je ne parlerai ici que des scanners susceptibles de produire des images de qualité supérieure.

Je vous propose un classement de scanners film photo que je m’étais fait selon mes propres critères, mais qui je l’espère vous aidera à vous faire votre propre avis.

Aussi, je ne saurais trop vous conseiller, si vous souhaiter aller plus loin après la consultation de cet article, la lecture approfondie du site ScanDig où vous trouverez un enseignement sur la technologie des scanners et des différentes catégories mais aussi, la présence de fiches très détaillées avec un examen technique très précis sur les scanners présents sur le marché.

Aperçu et fiche techniques sur les marques et modèles de scanners
www.filmscanner.info/fr/FilmscannerTestberichte.html

Conseils à l’achat d’un scanner
www.filmscanner.info/fr/Filmscanner.html

Photo © Éric Petr – Asakusa, Tōkyō 2024 | Nikon F3T, Nikkor H-85 f1.8, Film Kodak 400TMax, Scanner Noritsu-HS 1800 – Olab Photo Marseille

Epson Perfection V850

ÉlémentValeur / Description
Résolution optique6400 dpi (films) / 4800 dpi (photos)
DMax4.0 (optique réelle)
Taille de fichier~90 Mo par image 35 mm en TIFF 48 bits, jusqu’à 1,3 Go pour le 4×5″ avec fluid mount
Profondeur couleur48 bits en couleur, 16 bits en niveaux de gris
Fidélité colorimétriqueBonne après calibration IT8 ; sinon possibles dérives (magenta, etc.)
Temps de scan HD~1 à 2 min par image 35 mm (qualité « Best »)
Support film35 mm, 120, 4×5″ ; support fluid mount disponible
Facilité d’usageMoyenne : supports rigides, calibration utile, apprentissage nécessaire
AvantagesPolyvalence, support multi-format, ICE, LED ReadyScan, logiciels inclus
InconvénientsMoins bon piqué et rendu couleur que les scanners dédiés 35 mm, supports fragiles, lent
Prix~1 100–1 400 € TTC (environ 1 300 USD)

Plusteck 8200i Ai

ÉlémentDétail
Résolution réelle (dpi)Environ 3200 à 3400 dpi (malgré les 7200 dpi annoncés)
DMax3.6 à 4.0 (dépend du contraste du film)
Taille du fichier (Mo)En TIFF 16 bits couleur : ~50 à 70 Mo / image 24×36 à 3600 dpi
Couleur / Profondeur48 bits couleur (16 bits par couche RVB)
Fidélité des couleursBonne si bien calibré via SilverFast Ai Studio + IT8 (profil ICC)
Temps de scan HD3 à 8 min par image (selon les options activées : ICE, 16 bits…)
Support film35 mm uniquement (négatifs couleur, N&B, positifs)
Difficulté d’utilisationMoyenne : logiciel SilverFast puissant mais complexe à maîtriser
Prix~550 à 650 €

Reflecta RPS 10S

ÉlémentDétail
Résolution optique annoncée10 000 dpi
Résolution réelle (utile)~4 100 dpi (~22 MP) — soit environ 41 % du nominal
Plage dynamique (DMax)~4.2 (optique réelle) 
Taille fichier estiméePour un scan à ~4100 dpi en TIFF ou DNG : 100–200 Mo selon comp. et bit depth
Couleur / Profondeur48 bits couleur (16 bits par canal) avec sortie RAW DNG possible
Fidélité des couleursTrès bonne avec MagicTouch (correction matérielle poussières/rayures), calibration AutoColor possible via SilverFast 
Temps de scan (35 mm HD)≈ 1 min à 5000 dpi, ≈ 3 min à 10 000 dpi, en 48 bits couleur 
Support filmNégatifs 35 mm bandes ou rouleaux (jusqu’à 40 images automatiquement), diapositives montées (jusqu’à 3,2 mm)
Difficulté d’utilisationMoyenne : auto‑charge + autofocus, interface CyberView simple, mais SilverFast recommandé pour qualité pro
Prix950 – 1 230 €
Photo © Éric Petr – Mitsumine 2024 | Nikon F3, Nikkor H-85 f1.8, Film Kodak Color plus 200, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

Nikon CoolScan 5000 ED

ÉlémentValeur / Description
Résolution réelle (optique)4000 dpi (≈ 3900 dpi réels)
DMax (plage dynamique)**≈ 4.8 **, très élevé pour un scanner dédié desktop 
Taille fichier (Mo)~20–25 Mo en JPEG, ~80–100 Mo en TIFF 16 bits 48 bits couleur (~24 MP) 
Couleur / profondeur48 bits couleur, 16‑bit A/D interne, sortie en 8 ou 16 bits 
Fidélité des couleursExcellente : rendu saturé, précis, avec correction automatique (Digital ROC, GEM, DEE) et autofocus par image 
Temps de scan HD≈ 20–60 s par image selon fonctionnement ICE, autofocus, mode scan, prévisualisation incluse (~1:11 min en 4000 dpi avec ICE)
Support filmBande 35 mm (max. 6 vues/frame module), diapos montées, adaptateur SA‑30 pour film en rouleau (ADF), diapos SF‑210 pour lots 
Difficulté d’utilisationMoyenne à élevée : nécessite compatibilité logiciel (VueScan, SilverFast) ou OS ancien (NikonScan sous Windows XP/7), réglages cadrage, offset, ICE 
Prix d’occasion seulement / Fabrication stoppée en 20101 500 à 2 500 € selon état, accessoires et modules

Hasselblad Flextight X5

CritèreValeur / Description
Résolution réelle (dpi)8000 dpi optiques (35 mm), 3200 dpi moyen format, 2040 dpi grand format (4×5″) 
DMax (plage dynamique)≈ 4.9 (réelle) – l’une des plus élevées du marché 
Taille fichier (~TIFF 48 bits)Environ 300 Mo pour un scan 35 mm en portrait à ~8000 dpi, selon les retours utilisateurs 
Couleur / Profondeur48 bits couleur, 16 bits par canal RVB, sortie en TIFF ou format RAW natif (.fff) 
Fidélité des couleursTrès haute : rendu neutre, précis, calibrable via FlexColor. Pas d’interpolation, objectif Rodenstock de qualité, autofocus efficace. Certains utilisateurs parlent d’un rendu légèrement plus sombre, sans perte de détail
Temps de scan HD (35 mm)~1 min à 5000 ppi, ~1:50 min à 8000 ppi sur ordinateur puissant (Intel i7, 8 GB RAM)
Support filmFormats : 35 mm, moyen format, 4×5″ ; alimentation batch pour 6 à 60 vues selon support utilisé ; détection automatique des cadres, nettoyage FlexTouch intégré 
Difficulté d’utilisationNiveau moyen à élevé : nécessite un bon ordinateur (Hot FireWire), logiciel FlexColor (32 bits) ou virtualisation, maintenance spécifique 
Avantages– Résolution optique maximale non interpolée
– DMax exceptionnelle
– Très rapide pour sa capacité (jusqu’à 300 Mo/min)
– Très fidèle, très précis
– Pas d’huile, sans verre, montage sans risque
– Autoscanning par lot, autofocus, nettoyage intégré FlexTouch
Inconvénients– Prix très élevé (~18 000 €)
– Nécessite logiciels et configuration ancienne / virtualisée
– Compatibilité FireWire, matériel daté
– Entretien exigeant, support technique rare dans certaines régions 
Remarques diverses– Ne produit pas de fichiers > 1 Go pour du 35 mm : fichiers typiques ~300 Mo max (<1 GB).
– Certains utilisateurs notent que cette qualité – bien que visible au crop – correspond rarement aux besoins pratiques au-delà de 4000 dpi.
– Certains labs le proposent en scan à la demande autour de 7–8 € image (Europe), ou de 20–40 $ (États-Unis)
Prix indicatif (2025)Neuf ou reconditionné ~ 17 ou 18 000 €
Labo services variables  :
7 〜 30 € le Scan selon volume

Pourquoi ne pas faire scanner ses films par un Labo ?

Au vu des prix, la question mérite d’être posée.
Comme je le mentionne en début d’article, si vous scannez trois films par jour, l’achat d’un Hasselblad X5 peut être rentabilisé en une seule année.

Photo © Éric Petr – Tennozu Isle, Tōkyō 2024 | Nikon F3, Nikkor H-85 f1.8, Film Ektar 100, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille

En revanche, si votre production se limite à une centaine de films par an, alors plutôt que d’investir dans un scanner de qualité moyenne, pourquoi ne pas vous offrir — pour un coût moyen de 18 euros par film — une numérisation haut de gamme, équivalente à celle d’un Nikon CoolScan 5000 ED ?

Si vous êtes sur Marseille, je vous recommande le laboratoire photo OLAB, qui travaille avec un Noritsu HS-1800, un excellent scanner de laboratoire.
OLAB > www.olabphoto.com

Jugez plutôt par vous-même des caractéristiques de ce matériel haut de gamme.

Noritsu HS-1800

CritèreValeur / Description
Résolution réelle (dpi)~4000–4500 dpi
(ex: 4492 × 6774 px pour 35 mm)
DMax (plage dynamique)Non spécifié officiellement ; utilisateurs estiment autour de 4.0 comparé au Fuji Frontier (~3.9)
Taille fichier~20 Mo pour 5 Mpx (~2048×2796) ; peut varier jusqu’à ~100 Mo en TIFF haute résolution
Couleur / profondeur48 bits couleur, sortie possible en TIFF ou JPEG en batch
Fidélité des couleursNeutre, tons chair naturels, bon rendu B&W, légèrement plus « plat » que le Frontier selon certains
Temps de scan HDTrès rapide : jusqu’à 2200 images/heure en n/basse rés ¹ (~1–2 s par image), pour haute résolution quelques secondes par image
Support filmFilms 35 mm et 120 (4.5 × 6 → 6 × 9) via carriers AFC-II, diapositives incluses
Difficulté d’utilisationMoyenne : se pilote avec EZ Controller, nécessite opérateur (chargement automatique, peu de réglages)
Avantages– Très rapide
– Bonne résolution
– Rendu neutre, excellent pour B&W
– ICE intégré
Inconvénients– DMax modéré
– Moins de contrôle couleur que chez Fuji
– Qualité dépend de l’opérateur
Remarques diversesTrès apprécié en labo : “tons plus neutres” et “meilleur pour B&W” ; dépend du bon opérateur
Prix indicatifEnviron 13 000 – 16 000 € 
(occasion / reconditionné)
Photo © Éric Petr – Mashiko 2024 | Nikon F3, Nikkor H-85 f1.8, Film Ektar 100, Scanner Noritsu HS-1800 – Olab Photo Marseille