Le laboratoire OLAB est né de la passion de photographes profondément attachés aux valeurs de l’argentique.
Avec leur expertise et leur enthousiasme, ils ont su apporter à Marseille un lieu qui manquait sans doute aux amateurs comme aux professionnels de la photographie sur film.
Au fil des années, leur savoir-faire s’est enrichi pour proposer bien davantage qu’un simple laboratoire. Dans une boutique-galerie chaleureuse et soigneusement aménagée, on retrouve l’ensemble des services liés au développement et au tirage argentique, ainsi que la numérisation haute définition des films, réalisée notamment sur des scanners professionnels de référence comme le Noritsu HS-1800, capable de produire des fichiers de 30 mégapixels.
OLAB propose également des stages et des formations consacrés au développement et au tirage argentique, ainsi qu’un accès à son laboratoire et à son équipement professionnel pour les photographes souhaitant travailler en toute autonomie.
Les passionnés apprécieront aussi la sélection d’appareils photographiques argentiques et d’objectifs rigoureusement choisis pour leur excellent état.
Le lieu accueille en outre une petite galerie mettant à l’honneur des photographes émergents de la région, ainsi qu’une belle sélection de livres d’auteurs-photographes. Une boutique complète l’ensemble avec un vaste choix de produits et de consommables, notamment des pellicules 35 mm et 120mm.
J’apprécie particulièrement la qualité des prestations, le professionnalisme de l’équipe et l’attention portée aux photographes en conseil et en accompagnement.
Une adresse que je recommande sans hésitation à tous les amoureux de la photographie argentique.
・Les photographies ont été numérisées avec un Noritsu HS-1800 ・Vous pouvez cliquer sur l’image pour en voir le détail ・Ces images de 30 Mo de pixels ont été réduites à 1326x2000px
Je m’y suis intéressé en profondeur et avec beaucoup d’attention il y a deux ans, car je souhaitais acquérir un scanner pour numériser mes films photographiques 35 mm.
Étant un peu perfectionniste, mes recherches m’ont rapidement orienté vers des scanners à 18.000 euros… et je me suis rendu à l’évidence : il me faudrait scanner mille films pour rentabiliser un tel investissement. Cela dit, si vous scannez trois pellicules par jour, cela peut s’avérer rentable à long terme.
Voici donc un retour sur les notes que j’avais prises à l’époque concernant les différents types de scanners. Cela pourra peut-être constituer un point de départ pour votre propre réflexion, car il n’y a pas à proprement parler de mauvais matériel, mais seulement des choix plus ou moins adaptés à vos besoins.
Les grandes familles de scanners
1. Les scanners à plat
Ex. : Epson Perfection V850
Ils sont polyvalents, d’assez bonne résolution et faciles à utiliser. Ils permettent également la numérisation de documents de tailles variées (tirages papier, films, etc.). Toutefois, même les meilleurs modèles de cette catégorie restent bien en deçà des performances des meilleurs scanners de films dédiés.
2. Les scanners de films dédiés
Ex. : Nikon CoolScan, Plustek OpticFilm, Reflecta
Ils sont conçus exclusivement pour certains formats (souvent 35 mm ou moyen format), ce qui explique leur nom. Ils offrent généralement une haute résolution, une bonne DMax, un excellent piqué et un grain bien défini. Leur rapport qualité-prix est souvent intéressant.
3. Les scanners à tambour
Ex. : Heidelberg Tango, Aztek Premier
Ce sont les meilleurs du marché, offrant une qualité exceptionnelle grâce à une très haute résolution (8 ou 11.000 dpi) et une DMax de 5.0 impressionnante. En revanche, ils sont extrêmement coûteux (30 à 60.000 €), très lents, complexes à manipuler, et nécessitent un environnement de travail professionnel. Ce sont des machines réservées à un usage expert.
Conçus pour les laboratoires photo, ils sont rapides, puissants, conçus pour du traitement en grande quantité, tout en maintenant une très bonne qualité d’image. Ils offrent une résolution optique élevée et une bonne DMax, mais sont encombrants, onéreux et peu adaptés à une utilisation individuelle.
5. Les scanners dits « à tambour virtuel »
Ex. : Hasselblad Flextight X5
Ils utilisent un procédé de courbure du film dans un arc sous tension, comme s’il était enroulé autour d’un tambour virtuel. Le scan est ensuite effectué ligne par ligne avec une très grande précision optique. Ce sont aujourd’hui les meilleurs scanners accessibles à un photographe individuel, sans atteindre totalement les performances d’un vrai scanner à tambour. Leur prix reste néanmoins 10 fois supérieur à celui des meilleurs scanners dédiés… pour une qualité qui, elle, ne sera pas 10 fois meilleure. C’est précisément ce fossé qui sépare l’amateur exigeant du professionnel de très haut niveau.
Quelques notions techniques à connaître
• La DMax (ou densité optique)
Elle désigne la capacité du scanner à différencier les zones les plus sombres d’une image. Plus la DMax est élevée, plus les nuances dans les ombres profondes seront détaillées. Cela permet également une restitution plus riche des demi-tons. Pour un scanner, une DMax de 4.0 est déjà très bonne ; au-delà, on atteint des performances professionnelles. La DMax annoncée par les fabricants est souvent théorique. Par exemple, un Scanner annoncé à DMax 4.0 aura peut-être une densité utile légèrement inférieure. Il est donc bon de lire des tests indépendants.
• Le DPI (ou PPP, points par pouce)
Le « dots per inch » est l’unité qui détermine la finesse de numérisation. Plus cette valeur est élevée, plus les détails seront fins. Attention cependant : les fabricants annoncent souvent des résolutions numériques gonflées. Ce qui importe réellement, ce sont les dpi optiques. Par exemple, un scanner peut être vendu pour 7200 dpi, mais en réalité ne produire que 3600 dpi utiles en raison de la qualité de l’optique et du capteur. Il faut donc se méfier des chiffres marketing.
• Les logiciels de traitement
Les scanners sont généralement livrés avec un logiciel de base. Pour une qualité optimale — notamment pour éliminer les poussières, taches ou rayures — il est parfois nécessaire d’acquérir un logiciel professionnel, comme SilverFast AI Studio, qui peut coûter jusqu’à 500 €. Cette dépense est à prendre en compte dans le budget global.
• Les temps de numérisation
Ils varient énormément d’un modèle à l’autre : de moins d’une minute à plus de 20 minutes par image en haute définition. Si vous avez un grand volume de films à numériser, ce critère devient essentiel.
Une sélection de bons scanners pour vous
Je ne parlerai ici que des scanners susceptibles de produire des images de qualité supérieure.
Je vous propose un classement de scanners film photo que je m’étais fait selon mes propres critères, mais qui je l’espère vous aidera à vous faire votre propre avis.
Aussi, je ne saurais trop vous conseiller, si vous souhaiter aller plus loin après la consultation de cet article, la lecture approfondie du site ScanDig où vous trouverez un enseignement sur la technologie des scanners et des différentes catégories mais aussi, la présence de fiches très détaillées avec un examen technique très précis sur les scanners présents sur le marché.
**≈ 4.8 **, très élevé pour un scanner dédié desktop
Taille fichier (Mo)
~20–25 Mo en JPEG, ~80–100 Mo en TIFF 16 bits 48 bits couleur (~24 MP)
Couleur / profondeur
48 bits couleur, 16‑bit A/D interne, sortie en 8 ou 16 bits
Fidélité des couleurs
Excellente : rendu saturé, précis, avec correction automatique (Digital ROC, GEM, DEE) et autofocus par image
Temps de scan HD
≈ 20–60 s par image selon fonctionnement ICE, autofocus, mode scan, prévisualisation incluse (~1:11 min en 4000 dpi avec ICE)
Support film
Bande 35 mm (max. 6 vues/frame module), diapos montées, adaptateur SA‑30 pour film en rouleau (ADF), diapos SF‑210 pour lots
Difficulté d’utilisation
Moyenne à élevée : nécessite compatibilité logiciel (VueScan, SilverFast) ou OS ancien (NikonScan sous Windows XP/7), réglages cadrage, offset, ICE
Prix d’occasion seulement / Fabrication stoppée en 2010
1 500 à 2 500 € selon état, accessoires et modules
Hasselblad Flextight X5
Critère
Valeur / Description
Résolution réelle (dpi)
8000 dpi optiques (35 mm), 3200 dpi moyen format, 2040 dpi grand format (4×5″)
DMax (plage dynamique)
≈ 4.9 (réelle) – l’une des plus élevées du marché
Taille fichier (~TIFF 48 bits)
Environ 300 Mo pour un scan 35 mm en portrait à ~8000 dpi, selon les retours utilisateurs
Couleur / Profondeur
48 bits couleur, 16 bits par canal RVB, sortie en TIFF ou format RAW natif (.fff)
Fidélité des couleurs
Très haute : rendu neutre, précis, calibrable via FlexColor. Pas d’interpolation, objectif Rodenstock de qualité, autofocus efficace. Certains utilisateurs parlent d’un rendu légèrement plus sombre, sans perte de détail
Temps de scan HD (35 mm)
~1 min à 5000 ppi, ~1:50 min à 8000 ppi sur ordinateur puissant (Intel i7, 8 GB RAM)
Support film
Formats : 35 mm, moyen format, 4×5″ ; alimentation batch pour 6 à 60 vues selon support utilisé ; détection automatique des cadres, nettoyage FlexTouch intégré
Difficulté d’utilisation
Niveau moyen à élevé : nécessite un bon ordinateur (Hot FireWire), logiciel FlexColor (32 bits) ou virtualisation, maintenance spécifique
Avantages
– Résolution optique maximale non interpolée – DMax exceptionnelle – Très rapide pour sa capacité (jusqu’à 300 Mo/min) – Très fidèle, très précis – Pas d’huile, sans verre, montage sans risque – Autoscanning par lot, autofocus, nettoyage intégré FlexTouch
Inconvénients
– Prix très élevé (~18 000 €) – Nécessite logiciels et configuration ancienne / virtualisée – Compatibilité FireWire, matériel daté – Entretien exigeant, support technique rare dans certaines régions
Remarques diverses
– Ne produit pas de fichiers > 1 Go pour du 35 mm : fichiers typiques ~300 Mo max (<1 GB). – Certains utilisateurs notent que cette qualité – bien que visible au crop – correspond rarement aux besoins pratiques au-delà de 4000 dpi. – Certains labs le proposent en scan à la demande autour de 7–8 € image (Europe), ou de 20–40 $ (États-Unis)
Prix indicatif (2025)
Neuf ou reconditionné ~ 17 ou 18 000 € Labo services variables : 7 〜 30 € le Scan selon volume
Pourquoi ne pas faire scanner ses films par un Labo ?
Au vu des prix, la question mérite d’être posée. Comme je le mentionne en début d’article, si vous scannez trois films par jour, l’achat d’un Hasselblad X5 peut être rentabilisé en une seule année.
En revanche, si votre production se limite à une centaine de films par an, alors plutôt que d’investir dans un scanner de qualité moyenne, pourquoi ne pas vous offrir — pour un coût moyen de 18 euros par film — une numérisation haut de gamme, équivalente à celle d’un Nikon CoolScan 5000 ED ?
Si vous êtes sur Marseille, je vous recommande le laboratoire photo OLAB, qui travaille avec un Noritsu HS-1800, un excellent scanner de laboratoire. OLAB > www.olabphoto.com
Jugez plutôt par vous-même des caractéristiques de ce matériel haut de gamme.
Noritsu HS-1800
Critère
Valeur / Description
Résolution réelle (dpi)
~4000–4500 dpi (ex: 4492 × 6774 px pour 35 mm)
DMax (plage dynamique)
Non spécifié officiellement ; utilisateurs estiment autour de 4.0 comparé au Fuji Frontier (~3.9)
Taille fichier
~20 Mo pour 5 Mpx (~2048×2796) ; peut varier jusqu’à ~100 Mo en TIFF haute résolution
Couleur / profondeur
48 bits couleur, sortie possible en TIFF ou JPEG en batch
Fidélité des couleurs
Neutre, tons chair naturels, bon rendu B&W, légèrement plus « plat » que le Frontier selon certains
Temps de scan HD
Très rapide : jusqu’à 2200 images/heure en n/basse rés ¹ (~1–2 s par image), pour haute résolution quelques secondes par image
Support film
Films 35 mm et 120 (4.5 × 6 → 6 × 9) via carriers AFC-II, diapositives incluses
Difficulté d’utilisation
Moyenne : se pilote avec EZ Controller, nécessite opérateur (chargement automatique, peu de réglages)
Avantages
– Très rapide – Bonne résolution – Rendu neutre, excellent pour B&W – ICE intégré
Inconvénients
– DMax modéré – Moins de contrôle couleur que chez Fuji – Qualité dépend de l’opérateur
Remarques diverses
Très apprécié en labo : “tons plus neutres” et “meilleur pour B&W” ; dépend du bon opérateur
Prix indicatif
Environ 13 000 – 16 000 € (occasion / reconditionné)
Image tirée d’un Négatif Kodak réalisé avec un appareil jetable | Vietnam, 2003
J’ai acheté récemment le petit Kodak Slide N Scan de 5″ et 14〜22MP pour des négatifs ou diapositives 110, 126 et 135 couleur ou noir et blanc.
Je voulais une petite visionneuse avec une bonne définition d’écran pour regarder mes négatifs, et faire un tri rapide et efficace dans ma photothèque argentique. Ce n’est nullement dans l’intention de scanner en vue d’un tirage mais plutôt pour voir le potentiel d’une image avant de la scanner avec un Noritsu, scanner professionnel de haute technologie.
Franchement, j’ai été très étonné par la simplicité d’utilisation de cette petite visionneuse Kodak, de sa qualité d’image à l’écran et de ses diverses fonctionnalités très pratiques. Quant à la partie « scanner » de la visionneuse, je m’attendais franchement à quelque chose de très modeste en terme de qualité d’enregistrement mais j’ai été surpris lorsque j’ai vu mes premiers négatifs apparaître à l’écran tant la qualité était bien au-dessus de celle attendue.
Ce n’est bien entendu pas une image exploitable pour du tirage professionnel. Malgré tout, avec ce tout petit appareil, vous pourrez non seulement scanner un négatif en 2 secondes à peine et obtenir une qualité d’image assez correcte pour des petits tirages allant jusqu’au A5, voire A4.
J’ai donc voulu en savoir un peu plus sur cette définition et j’ai scanné des négatifs que j’avais déjà numérisés avec un Noritsu 1800 (6300 pixels pour le côté le plus long) et vous pourrez voir plus bas les différences de qualité obtenues avec un Kodak Slide N (image de gauche) et un Noritsu 1800 (image de droite), pour 3 photographies noir et blanc différentes.
On obtient incontestablement, avec le Noritsu, une image bien plus piquée qui fait apparaître le joli grain du film. La netteté des traits est aussi plus précise et surtout la Dmax (c’est à dire la différence entre les zones claires et sombres) est considérablement plus élevée avec le Noritsu qu’avec le petit Kodak. Alors que des zones blanches sont littéralement cramées avec le Kodak Slide N, le Noritsu dévoile encore un large spectre de blancs et de gris dans ces zones lumineuses et il en va de même dans les parties plus sombres de l’image.
Le Kodak Slide N semble être d’une technologie de prise de vue (c’est à dire photographique) et non de scan, ce qui explique à la fois la rapidité de numérisation, la qualité d’image mais aussi que cette technologie a ses limites.
Pour conclure, ce petit Kodak Slide N conviendra parfaitement pour numériser une photothèque familiale car il vous permettra de la reconstituer rapidement avec une qualité tout à fait acceptable pour des souvenirs de vacances. Il conviendra aussi parfaitement comme scan secondaire ou d’appoint pour obtenir une lecture rapide de vos dernières pellicules que vous pourrez numériser en clin d’œil.
Nikon F3 HP, Nikkor Q135 f2.8 et film Ilford Pan F 50 iso Cliquez sur l’image ci-dessus pour la voir en grand ou la télécharger En dessous, visualisez et téléchargez l’image en grand, celle avec le Kodak (gauche), celle avec le Noritsu (droite)Kodak Slide N ScanScan Noritsu 1800
Ce comparatif, agrandi à 241%, fait bien apparaître que là, où la saturation est au maximum dans la partie blanche de la vague (à gauche), le Noritsu montre (à droite), tous les détails des bulles d’eau. La finesse des traits du vortex est aussi plus élevée dans l’image de droite.
Nikon F3 HP, Nikkor Q135 f2.8 et film Ilford Pan F 50 iso Cliquez sur l’image ci-dessus pour la voir en grand ou la télécharger En dessous, visualisez et téléchargez l’image en grand, celle avec le Kodak (gauche), celle avec le Noritsu (droite)Kodak Slide N ScanScan Noritsu 1800
Pour cette image agrandie à 165%, la différence de qualité est moins flagrante même si celle numérisée avec le Noritsu (à droite) révèle bien plus de finesse dans la précision des gouttes d’eau et le grain du film y est révélé alors que l’image obtenue avec le Kodak a lissé tous les détails. On a aussi plus d’information dans la partie supérieure claire où tout un dégradé de gris apparaît avec le Noritsu.
Nikon F3 Titane, Nikkor Q135 f2.8 et film Ilford 3200 Delta Cliquez sur l’image ci-dessus pour la voir en grand ou la télécharger En dessous, visualisez et téléchargez l’image en grand, celle avec le Kodak (gauche), celle avec le Noritsu (droite)Kodak Slide N ScanScan Noritsu 1800
Ici encore, sur cette image agrandie à 241%, la différence de détail dans les motifs du vitrail est sans appel. Aussi, le piqué du grain du film 3200 iso avec le Noritsu (à droite) est magnifique alors qu’il prend une expression tachée avec le Kodak.
Note technique
Les images en diptyque pour comparer les deux Scans sont terriblement agrandies et si vous les regardez toutes les deux dans leur taille à 100%, la différence sera bien moins éloquente.
Les images à 100% ont été exportées, de leur taille originelle, en 2000 pixels (côté le plus long) et imprimables dans une taille de 17 x 26 cm pour 300 dpi.
Les 3 images originelles de gauche, ci-dessus, numérisées avec le « Kodak Slide N Scan » sont de 3824 x 5728 pixels (21,9 Mo pixels)
Les 3 images originelles de droite, ci-dessus, numérisées avec le « Noritsu 1800 » sont de 4181 x 6305 pixels (26,6 Mo pixels)
Les photographies ont été prises avec un Nikon F3 ou F3 Titane, tous deux montés d’un Nikkor Q135 f2.8 et chargés de films argentiques N&B ILFORD.